Beauté

Bien-être

Business

Le projet de réforme des lycées professionnels inquiète les artisans

Réforme de la formation

Si peu de pistes ont encore été mises sur la table, les récentes déclarations du chef de l’Etat suscitent déjà de nombreuses interrogations. Lors de sa conférence de presse de rentrée, CMA France a mis en garde contre les risques d’une concurrence avec le réseau des CFA.

Lors de sa seconde campagne présidentielle, Emmanuel Macron a promis «une révolution complète du lycée professionnel». Un mot d’ordre qu’il a réitéré, le 25 août, devant les recteurs d’Académie réunis à l’Université de la Sorbonne, déclarant qu’il fallait «ré-arrimer très en profondeur et en amont le lycée professionnel avec le monde du travail» et que cela passait par des stages plus longs et mieux rémunérés.

Une déclaration qui, pour l’instant, laisse sur la faim les représentants du réseau des Chambres des métiers et de l’artisanat. Interrogé sur le sujet mardi, lors d’un point presse de son organisation, le président de CMA France, Joël Fourny, a toutefois fait part de ses inquiétudes sur les contours de cette réforme, dont on ne connaît pas encore les grandes lignes.

Eviter la concurrence des dispositifs

«Quand on nous dit qu’on va augmenter le nombre de semaines en entreprises pour les stagiaires des lycées professionnels et qu’en plus on va faire un chèque pour permettre de payer ces stages, moi, ça commence à m’inquiéter. Parce que je suis chef d’entreprise, je forme en apprentissage, c’est un investissement, et, de l’autre côté, on vous propose un stagiaire, non seulement vous n’avez pas besoin de le payer mais, en plus, il est payé par l’Etat», a-t-il expliqué.

De son côté, Julien Gondard a souhaité que l’on précise les objectifs assignés à chaque dispositif, c’est-à-dire les CFA et les lycées professionnels, pour éviter la concurrence. «Si on veut réformer en mettant un dispositif concurrent qui viennent brouiller les cartes, le danger, c’est que la formation par l’apprentissage, qui marche, qui donne un emploi, qui donne des perspectives sociales, risque d’être perturbé», a mis en garde le directeur général de CMA France.

Facebook
LinkedIn
WhatsApp
Email
Dans la même catégorie

Nous utilisons des cookies