«C’est un ordre de grandeur sur lequel nous travaillons encore aujourd’hui et tous les arbitrages ne sont pas rendus», a toutefois nuancé le ministre, en marge de l’université d’été du Medef à Paris, alors que le projet de budget pour 2024 doit être présenté fin septembre.
Il a précisé que les contrats aidés devaient être «mobilisés en priorité pour les plus éloignés de l’emploi, les seniors, les personnes en situation de handicap, les moins de 25 ans avec des difficultés de qualification, les bénéficiaires de minima sociaux», rapporte l’AFP.
Près de 120 000 contrats aidés
Le nombre de contrats aidés en France se situe à «des niveaux très supérieurs à ce que nous avons connu par exemple en 2018 ou 2019», a ajouté Olivier Dussopt. «Nous sommes à presque 120 000 contrats aidés entre les PEC (Parcours Emploi Compétences) et les CIE (Contrat Initiative Emploi) pour l’année 2023. En 2018, 2019, on était plutôt autour de 65 000, 70 000», a-t-il poursuivi.
L’argumentaire ? Le ministre du Travail a expliqué que «lorsqu’il y a créations d’emplois, lorsqu’il y a des tensions de recrutement, il est normal que l’emploi aidé soit moins important» et qu’il retrouve «sa vocation d’insertion». Il existe actuellement sept types de contrats aidés : le contrat unique d’insertion, l’emploi franc, le contrat adultes-relais, les contrats d’apprentissage et de professionnalisation, le contrat d’engagement jeune et les contrats destinés aux seniors.



