Huit ans après son lancement à titre expérimental, le contrat de professionnalisation destiné aux personnes les plus éloignées de l’emploi change de statut. Jeudi dernier, porté par la sénatrice macroniste Nadège Havet et soutenu par le gouvernement, le texte a été approuvé à l’Assemblée nationale par 64 voix contre 30.
Il avait déjà été adopté dans les mêmes termes par le Sénat l’été dernier. La loi pérennise ainsi un dispositif créé en 2018 et présenté comme un outil d’insertion professionnelle pour les publics les plus éloignés de l’emploi. Depuis son lancement, plus de 35 000 personnes en ont bénéficié.
Le contrat de professionnalisation expérimental est dérivé du contrat de professionnalisation de droit commun, qui s’adresse notamment aux jeunes, aux demandeurs d’emploi et aux bénéficiaires de minima sociaux. Sa particularité réside dans une organisation plus souple des parcours de formation. Il permet au salarié d’acquérir un ou plusieurs blocs de compétences sans avoir à suivre l’intégralité d’une formation.
Un bilan positif selon l’État
Pour le gouvernement, l’expérimentation a produit des résultats suffisants pour justifier son inscription dans la durée. Dans l’hémicycle, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a estimé qu’elle «a largement fait ses preuves». «Nous avons aujourd’hui suffisamment de recul pour dire qu’elle s’avère concluante», a-t-il ajouté.
Le ministre a aussi cité un rapport d’évaluation selon lequel «celles et ceux qui ont bénéficié d’un contrat de professionnalisation expérimental trouvent plus facilement un travail en fin de parcours». Selon les chiffres avancés, 80 % des bénéficiaires trouvent un emploi dans les six mois suivant leur parcours, dont 55 % en CDI.
Avec l’AFP.
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