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Fermeture des instituts : la concurrence « déloyale » des supermarchés

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Dans un courrier adressé au ministre délégué aux PME, Alain Griset, la Confédération nationale des instituts de beauté, principale organisation professionnelle des esthéticiennes, demande au gouvernement d’agir avec équité en interdisant la vente de produits de beauté par les grandes surfaces.

C’est une initiative plutôt rare. Deux co-présidentes de la Cnaib, Monique Amoros et Martine Berenguel, ont pris la plume, le 31 octobre, pour adresser une lettre au ministre délégué aux PME, Alain Griset. Face aux problèmes de concurrence entre petits commerces et grandes surfaces posés par le reconfinement, les esthéticiennes joignent ainsi leur voix à celles des nombreux commerces indépendants dont l’activité est jugée «non nécessaire» et qui sont obligés de fermer, à la différence des grandes surfaces.

«Ces grandes et moyennes surfaces proposent à leur clientèle des produits de beauté et de soins qui selon la définition du gouvernement, ne sont pas des produits de première nécessité», déplore la première organisation professionnelle du secteur, qui rappelle que les instituts venaient «de recevoir leurs stocks de marchandises en vue des fêtes et espéraient retrouver leur activité».

« Incompréhension » des instituts

Une période qu’elle juge «cruciale» pour les instituts de beauté, engendrant «une part importante du chiffre d’affaires». Ainsi, après le premier confinement, ces établissements «espéraient beaucoup de ces deux mois», poursuit la Cnaib. Or, «la perpétuation de l’offre de produits dits ‘non essentiels’ par les grandes surfaces entraine une incompréhension de nos chefs d’entreprise, dans l’obligation de fermer, avec pour conséquence de créer une forme de concurrence déloyale et injuste», s’inquiète la confédération.

Soulignant que toute la profession a travaillé au printemps à l’élaboration de protocoles sanitaires stricts, pour «accueillir la clientèle en toute sécurité», la Cnaib demande au gouvernement «de bien vouloir mettre en adéquation les obligations incombant aux grandes et moyennes surfaces et aux indépendants» en leur interdisant la vente de produits dits «non essentiels». «Cela permettrait de créer une équité entre ces deux formes de commerce», ajoute-t-elle.

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