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Esthétique à domicile : Guinot-Mary Cohr sème la confusion

MONTAGNE REMONTÉE MÉCANIQUE À L'ARRÊT

Malaise dans l’esthétique après les déclarations du directeur du développement international de Guinot-Mary Cohr, Edouard Falguières, sur la possibilité, pour les esthéticiennes, d’exercer à domicile. Un décret rappelle pourtant qu’il n’y a pas d’exception en la matière. 

C’est comme un air de déjà-vu. Lors du deuxième confinement, la même question se posait pour la coiffure, l’esthétique et les massages : les services à domicile, autorisés ou non ? Cette fois, la liste des commerces ouverts a quelque peu varié. Après les libraires et les disquaires, les coiffeurs ont obtenu, en mars, le droit d’ouverture. Le gouvernement rompait ainsi le sacro-saint principe d’équité qu’il défendait quatre mois plus tôt.

La confusion entre les activités dites «essentielles» et «non essentielles» était donc à son comble, la semaine dernière, quand Edouard Falguières a affirmé, sur Sud-Radio, que l’esthétique à domicile était… autorisée. «Cela crée aussi un déséquilibre concurrentiel que l’on souhaite rétablir», a expliqué le directeur du développement de Guinot-Mary Cohr. La veille, le groupe de Jean-Daniel Mondin avait déposé un recours en référé devant le Conseil d’Etat pour obtenir la réouverture des instituts de beauté.

La déclaration d’Edouard Falguières a mis le feu aux poudres. De nombreuses esthéticiennes à domicile se sont alors rué vers leur organisation professionnelle. «Nous leur avons rappelé qu’un décret interdisait toute activité esthétique, en institut et à domicile, car ces propos exposent nos collègues qui les suivraient à de lourdes sanctions», se désole Martine Berenguel, co-présidente de la Confédération nationale artisanale des instituts de beauté et spas (Cnaib).

Le décret du 2 avril indique, en effet, que l’autorisation pour travailler à domicile ne s’applique aux activités à caractère commercial que «dans la mesure où elles seraient autorisées si elles étaient exercées en établissement recevant du public». En clair, les instituts n’étant pas autorisés à ouvrir, l’activité à domicile est interdite.

Les plateformes de soins à domicile

«Je me sens très droit dans mes bottes à ce sujet !», a réagi Edouard Falguières, que Profession bien-être a pu joindre. Pour le responsable, il ne s’agirait pas de revenir sur le décret, qu’il ne méconnaît pas, mais de pointer ce qu’il qualifie de «véritable provocation pour les professionnelles obligées de fermer leur établissement».

«Lorsque j’ai été interviewé, Facebook regorgeait d’annonces d’esthétique à domicile. Et je ne parle pas ici de fraudeurs, qui travaillent malgré une fermeture administrative, mais bien d’une activité officielle au grand jour. Le 9 mars, toutes les plateformes de soins à domicile étaient toujours actives et proposaient des prestations d’esthétique, en particulier de la prothésie ongulaire, Wecasa en tête», nous a-t-il déclaré.

Des affirmations que nous n’avons pas pu vérifier. Contacté mercredi par Profession bien-être, le dirigeant de la start-up Wecasa, Pierre André, a démenti vigoureusement proposer des prestations d’esthétique à domicile. Il a assuré avoir retiré de son site tous les soins concernés par le décret d’interdiction.

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