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Depuis le 1er janvier, l’homéopathie n’est plus du tout remboursée

Jérôme Hériel

Les médicaments homéopathiques ont cessé d’être remboursés par l’Assurance-maladie depuis le 1er janvier. Remboursés à hauteur de 30% jusqu’en 2019, ces produits pris en charge par la Sécurité sociale ne l’étaient plus qu’à 15% l’an dernier.

Tout avait commencé par une polémique soulevée en mars 2018 par la publication d’une tribune dans Le Figaro, intitulée «L’appel de 124 professionnels de santé contre les médecines alternatives». Entraînant, dans un premier temps, une vague de suppressions des formations en homéopathie dans plusieurs universités, elle prit rapidement une tournure politique.

En mai 2019, avant de trancher, la ministre de la Santé de l’époque, Agnès Buzyn, avait alors demandé l’avis de la Haute autorité de santé (HAS). «Ces médicaments n’ont pas démontré scientifiquement une efficacité suffisante pour justifier d’un remboursement», a conclu un mois plus tard sa commission de la transparence, chargée d’évaluer les médicaments.

Se rangeant à l’avis de la Haute autorité de santé (HAS), le ministère de la Santé a toutefois décidé qu’il y aurait une «période transitoire» avant leur déremboursement définitif, le taux de 30% devant être réduit à 15%, à partir du 1er janvier 2020, puis à 0% en 2021. Cette décision, annoncée le 9 juillet 2019, concerne quelque 1 200 produits homéopathiques.

Des produits toujours vendus en pharmacie

Pour autant, l’homéopathie n’est pas interdite en France. «Elle conserve son statut de médicament, qui n’a rien à voir avec la notion d’efficacité : le code de la santé publique définit le médicament comme ‘toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives’», souligne Le Figaro

Ainsi, les produits «à nom commun», c’est-à-dire ceux vendus sous leur nom latin, «restent exonérés de l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché auprès de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) pour peu qu’ils soient administrables par voie orale ou externe, ne revendiquent pas d’indication thérapeutique et que leur degré de dilution garantisse leur innocuité», précise le quotidien national.

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