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Covid-19 : des associations réclament des isolements plus stricts

les associations demandent un confinement plus strict

«La philosophie du gouvernement, c’est la responsabilisation et la confiance», déclarait au début du mois le ministre de la Santé. Mais des associations plaident pour isoler davantage et de façon mieux organisée les personnes positives au Covid-19, afin d’éviter un nouveau confinement généralisé. 

S’isoler pour ne pas contaminer les autres ? La mesure n’est pas nouvelle. Le gouvernement avait d’abord fixé à 14 jours, au minimum, la période d’isolement, pour les personnes contaminées, avant de la réduire à sept jours au début du mois de septembre. Cette décision devait favoriser «une meilleure adhésion», car «on constate qu’un grand nombre de Français ne respecte pas la quatorzaine», avait alors déclaré Olivier Vérant sur France Inter.

«On est davantage contagieux dans les cinq premiers jours ou qui suivent les symptômes ou qui suivent la positivité d’un test. Et ensuite cette contagiosité diminue de façon très importante, et au-delà d’une semaine, elle demeure mais elle est très faible», avait-il argumenté, soulignant que le Conseil scientifique avait rendu un avis «favorable».

Deux mois plus tard, à la suite du reconfinement, des associations de santé reviennent sur cette décision, en demandant, cette fois, un isolement plus strict. «Tous ensemble, évitons un nouveau confinement !», lance ainsi le collectif France Assos Santé, qui fédère 85 associations d’usagers de la santé, dans une tribune publiée en ligne par le journal Le Parisien.

«Mieux vaut une restriction stricte individuelle des déplacements et des contacts, assortie d’une bonne protection de quelques jours, dans un cadre sécurisé, adapté et accepté, qu’un nouveau confinement généralisé et long de toute une population face à des risques collectifs élevés», estiment les signataires en interpellant le Conseil de défense, l’instance gouvernementale qui prend les décisions pour lutter contre l’épidémie. Un appel soutenu par Axel Kahn, le président de la Ligue contre le cancer, et William Dab, ancien directeur général de la santé.

« Fournir un lieu de résidence confortable »

Pour renforcer l’efficacité d’un tel dispositif, les signataires réclament le «développement des tests de dépistage antigéniques», «la mise en place d’une restriction complète de déplacement et de visite», pour les personnes positives et leurs cas-contacts, «sous contrôle et réduite au temps de la contagiosité (de 7 à 15 jours maximum selon les cas), avec isolement en conditions adaptées».

Il demande aussi «l’accompagnement et le soutien des sujets testés positifs», avec , notamment, le «maintien des ressources matérielles (salaires ou rémunérations), obligation de fournir un lieu de résidence confortable, un lien permanent avec un accompagnateur», etc.

Enfin, autre mesure proposée : un déploiement plus large de l’application Tousanticovid. La compréhension, la lisibilité et l’appropriation des mesures actuelles restent particulièrement faibles», concluent les signataires, qui estiment qu’«un important effort d’information et de pédagogie est indispensable».

Avec l’AFP.

 

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