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Coiffure et esthétique : près de 20 000 recrutements en vue mais une pénurie persistante

Selon l’enquête annuelle «Besoins en main-d’œuvre» (BMO) de France Travail, les projets d’embauche dans la coiffure et l’esthétique reculent de 10,6% pour 2025, tout en restant à un niveau élevé. Mais près de trois recrutements sur quatre s’annoncent difficiles.

En 2025, 19 490 projets de recrutement sont anticipés dans la coiffure et l’esthétique (chiffre agrégé), contre 21 800 en 2024, soit une baisse de 10,6%. Ce recul reste toutefois inférieur à la moyenne nationale, qui atteint 12,5%, tous secteurs confondus, selon l’enquête BMO de France Travail. 

Malgré cette diminution, le secteur se maintient à un niveau élevé d’intentions d’embauche, illustrant une demande toujours soutenue en personnel. La coiffure et l’esthétique continuent ainsi de figurer parmi les branches les plus dynamiques des services aux particuliers.

La baisse des recrutements ne rend pas les embauches plus faciles. En 2025, 71,9% des intentions d’embauche dans la coiffure et l’esthétique sont jugées difficiles à concrétiser, contre 72,7 % l’année précédente. Le secteur reste ainsi confronté à une pénurie structurelle de main-d’œuvre qualifiée, un phénomène désormais récurrent.

Les cinq premières régions concentrent près de 60% des intentions d’embauche dans la coiffure et l’esthétique. En tête, l’Île-de-France totalise 4 190 projets de recrutement en 2025, contre 4 890 en 2024. Elle est suivie par l’Auvergne-Rhône-Alpes avec 2 220 projets (contre 2 610 l’an dernier), puis l’Occitanie (2 110 contre 1 850), la région PACA (1 840 contre 2 150) et enfin la Nouvelle-Aquitaine (1 680 contre 2 030). L’Occitanie est la seule région du Top 5 à voir ses projets de recrutement progresser.

Un recul global des intentions d’embauche

Au-delà du secteur de la coiffure et de l’esthétique, la tendance à la baisse s’observe dans l’ensemble de l’économie. Tous secteurs confondus, les employeurs anticipent 2,43 millions de projets de recrutement en 2025, soit une baisse de 12,5% par rapport à 2024, ce qui représente environ 350 000 projets en moins.

Seuls 24,1% des entreprises prévoient d’embaucher cette année, contre 28,2% l’an dernier. Tous les secteurs sont concernés par cette diminution, à l’exception notable des professions de soin, qui voient leurs intentions d’embauche progresser : +4,9% pour les infirmiers et +3,9% pour les aides-soignants.

Si les problèmes liés aux candidatures – nombre insuffisant ou profils inadaptés – restent le principal motif évoqué par les employeurs confrontés à des difficultés de recrutement, France Travail observe cette année une hausse sensible des difficultés liées aux moyens financiers. En 2025, 27% des employeurs anticipant des difficultés citent leurs ressources budgétaires comme principal frein à l’embauche, contre 18% en 2024.

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