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Coiffeurs et esthéticiennes ne pourront pas exercer a domicile

Depuis vendredi, les professionnels reprochaient un manque d’équité entre les deux formes d’exercice. Lundi matin, Alain Griset et Bruno Le Maire ont finalement annoncé que les coiffeurs et les esthéticiennes ne pourront pas «exercer à domicile» pendant le confinement.

«Selon nos informations, certains préfets donnent des autorisations de fonctionnement à domicile, alors que d’autres l’interdisent», s’était insurgé Christophe Doré, le président de l’Union des entreprises de coiffure (Unec), dans une lettre adressée samedi au chef de l’Etat. Il se faisait ainsi l’écho de nombreux coiffeurs qui constataient des positions contradictoires prises par les services de l’Etat.

Vendredi, en effet, la porte-parole du ministère de l’Intérieur, Camille Chaize, avait assuré que les professions à domicile pouvaient «être maintenues», précisant que, pour la coiffure, cela «fonctionne aussi, en respectant au maximum les gestes barrières». Une déclaration qui a plongé dans le désarroi de très nombreux coiffeurs, mais aussi les esthéticiennes.

L’Unec se retrouve «dans une position délicate à faire suivre à une profession toute entière une posture qui engendre une concurrence déloyale entre ses deux formes d’exercice», déplorait ce week-end Christophe Doré, alors que les salons doivent rester portes closes. La réponse a finalement été apportée lundi matin par le gouvernement.

«La coiffure à domicile ne sera plus possible, là aussi par souci d’équité», afin que les salons de coiffure, fermés, ne soient plus désavantagés, leur a répondu lundi Bruno Le Maire sur RTL, comptant sur «le sens de responsabilité des Français» pour respecter cette consigne.

Le maquillage « n’est pas un produit essentiel »

De son côté, Alain Griset, ministre chargé des PME, a confirmé l’information sur BFMTV, précisant que cette interdiction s’appliquait aussi aux esthéticiennes à domicile. «La coiffure et l’esthétique à domicile» est «encore plus dangereux qu’en salon ou en institut», a déclaré ce lundi le ministre, prenant la parole après un bras de fer tendu, ce week-end, avec les commerçants et de nombreux élus locaux.

En ce qui concerne les ventes en grandes surfaces, il a également indiqué que seuls les «produits de première nécessité» pourront continuer d’être commercialisés, c’est-à-dire alimentaires et d’hygiène. La vente de maquillage sera, quant à elle, interdite. «Ce n’est pas un produit essentiel. Même s’il peut être important, ce n’est pas un produit de première nécessité», a expliqué le ministre des PME.

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