France Compétences, l’instance régulatrice de la formation professionnelle, vient de publier ses préconisations en matière d’évaluation. Sa note s’adresse à tous les organismes souhaitant déposer une demande d’enregistrement de certification.
«Le marché du travail français doit disposer de repères fiables en matière de maîtrise des compétences professionnelles. L’évaluation de ces compétences doit s’établir selon des exigences de qualité qui permettent aux acteurs économiques et sociaux et aux actifs de partager en confiance ces repères», indique ce document, validé par la commission Certification professionnelle de France Compétences.
Cette première note doit permettre aux organismes de formation de «satisfaire les critères d’enregistrement en matière d’évaluation » et de les «guider dans l’amélioration de leurs pratiques», indique France Compétences, qui distingue l’évaluation dite «formative», la finalité pédagogique d’un cursus, de l’évaluation «certificative , qui a pour objet d’attester la maîtrise de la mise en œuvre de compétences.
«Cette évaluation certificative permet de vérifier, sur le fondement de constats objectifs, si un candidat peut se voir délivrer la certification. Cette décision individuelle de délivrance provoque un effet erga omnes en certifiant la maîtrise d’un ensemble de compétences pouvant générer des droits et effets associés pour le titulaire de la certification (niveau de qualification, reconnaissance conventionnelle, accès à certaines professions dites réglementées…)», précise l’instance régulatrice des fonds de la formation et de l’alternance.
Un jury indépendant et professionnel
Selon France Compétences, l’évaluation s’appuie donc sur un référentiel qui décrit les modalités de l’évaluation, «modalités qui doivent provoquer des situations observables», mais aussi des critères qui permettent à l’évaluateur «d’apprécier la maîtrise de la mise en œuvre de la compétence professionnelle».
Les modalités d’évaluation «doivent s’approcher le plus possible de situations de travail en cohérence avec le niveau attendu de maîtrise des compétences visées», tandis que les critères d’évaluation doivent, eux, «être suffisamment précis pour permettre l’harmonisation des pratiques d’évaluation et l’objectivation des décisions découlant de l’évaluation».
À noter, enfin, quelques précisions sur la composition du jury : celui-ci doit être composé «d’une majorité de membres extérieurs au certificateur ou des organismes habilités par lui, pour être régulièrement constitué». En clair, ses membres ne doivent pas avoir de liens personnels ou professionnels avec le candidat «de nature à générer des situations de conflits d’intérêts».
Consulter «Préconisations relatives à l’évaluation des compétences professionnelles», ICI



