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Sport-Santé : un timide démarrage en Ile-de-France, selon une étude

SPORT-SANTÉ DES DÉBUTS TIMIDES

Depuis un décret de 2016, le sport peut faire l’objet d’une prescription médicale pour les patients atteints d’une affection de longue durée. Une étude en dresse un premier bilan pour l’Ile-de-France.

Problèmes cardiovasculaires, diabète, hypertension, asthme, obésité ou dépression… Le sport sur ordonnance concerne toute personne atteinte de maladie chronique ou en ALD. Prescrit par le médecin traitant, selon la maladie et l’état de santé, ce dispositif entré en vigueur le 1er mars 2017 s’inscrit dans un parcours de soins, en complément d’un suivi médical.

Problème : tous les médecins ne connaissent pas le dispositif, d’où, sans doute, sa lente montée en puissance. Une étude de l’Institut régional de développement du sport (IRDS), rattaché à l’Institut Paris Région, dont les résultats ont été dévoilés ce week-end par le Journal du Dimanche, fait le point sur la situation pour l’Ile-de-France.

Premier enseignement : «nous constatons une montée en puissance du sport santé et du sport sur ordonnance dans notre Région au cours de la dernière décennie», relève Benoît Chardon, statisticien spécialiste du sport à l’IRDS, cité par nos confrères. Il souligne que «17% des Franciliens de 15 ans et plus ont déclaré avoir bénéficié d’une prescription médicale pour pratiquer une activité physique ou sportive, contre 16% au niveau national».

Des freins au développement du sport-santé

En Ile-de-France, les pathologies le plus souvent prises en charge dans ce type de programmes sportifs sont l’obésité, le diabète et le cancer. Le vieillissement de la population devrait accélérer le phénomène : selon l’Insee, la région comptera 500 000 habitants de plus de 60 ans supplémentaires en 2035. «Autant de facteurs qui entraînent mécaniquement l’augmentation du nombre de personnes atteintes de maladies chroniques», ajoute Benoît Chardon.

Ces malades sont pris en charge dans le cadre du réseau Prescri’Forme, qui dispose de plus de 1 200 structures – clubs, associations ou établissements médicaux – habilitées à proposer une offre de santé par le sport. A ce jour, environ 90 disciplines différentes sont accessibles, en particulier des activités de remise en forme (gym, aquagym, fitness, stretching, tai-chi-chuan, etc.).

Enfin, l’IRDS a identifié plusieurs freins au développement du sport-santé : un réseau encore «complexe et mal articulé », des médecins libéraux peu impliqués, ainsi qu’une absence de financement et de prise en charge par l’Assurance maladie, «hormis un forfait de 180 euros par patient et par an après le traitement d’un cancer».

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