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Sport santé : l’activité physique des malades, grande oubliée du confinement

Dans une tribune, une vingtaine de médecins et représentants du monde du sport vantent les mérites du «sport santé» et rappellent que la prescription d’activité physique pour les malades, inscrite dans la loi depuis 2017, est encore trop peu connue.

«On savait déjà que ni les adultes, ni les enfants, n’atteignent en temps normal les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), soit une demi-heure par jour pour les adultes et une heure pour les enfants. Mais les deux mois printaniers passés enfermés ont encore réduit le temps dédié à cette pratique. Elle s’est même effondrée chez les adolescents», déplorent les signataires de cette tribune publiée ce week-end dans le JDD, défendant le sport santé, parmi lesquels l’ancienne ministre du Sport, Valérie Fourneyron.

Alors que «les soins de support, complémentaires aux traitements des malades chroniques, ont presque disparu», avec l’épidémie de Covid-19, les auteurs font valoir que des études scientifiques ont montré l’effet délétère de l’inactivité physique, «première cause de mortalité évitable dans le monde», notamment pour les malades chroniques (cancer, maladies cardiovasculaires, diabète…).

«Dans les études épidémiologiques sur les principaux cancers, on note une baisse du risque de récidive allant jusqu’à 40% pour les patients les plus actifs. En 2019, l’Inserm a même reconnu qu’elle pouvait, dans certains cas, guérir le diabète de type 2 et qu’elle est aussi efficace que les médicaments pour traiter le stress et l’anxiété voire la dépression légère à modérée», soulignent les signataires.

Une perte de chance pour les malades chroniques

Il existe un moyen d’agir contre ce fléau, estiment-ils, rappelant que, depuis 2017, la loi permet aux médecins de prescrire une activité physique adaptée (APA) à un malade en affection longue durée (ALD). Pendant le confinement, le gouvernement a d’ailleurs autorisé les patients ayant une prescription médicale à fréquenter gymnases, piscines, et certaines salles de sports avec des professionnels formés.

«Pourtant, prescrire de l’activité physique sur ordonnance est loin d’être un réflexe. Ainsi, seulement 15% des Français se sont vus prescrire sur ordonnance une activité en particulier», relèvent les signataires, qui estiment que, se priver de cette possibilité, en plein confinement, «se traduit par une perte de chance considérable pour les malades chroniques, qui pourrait avoir des effets néfastes sur leur santé à court et moyen terme».

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