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Santé mentale : une plus grande usure psychologique

Depuis le 30 octobre, six Français sur dix ont déjà transgressé au moins une fois les règles du confinement, soit deux fois plus qu’au printemps, après six semaines de restrictions sanitaires, indique un sondage, qui relève «une usure psychologique générale». 

Cela représente 27 points de plus que sur les six premières semaines du premier confinement (33%, en avril), souligne cette étude Ifop menée pour le site Consolab. Pour se déplacer en dehors du cadre légal, les Français ont utilisé les attestations de déplacement pour d’autres motifs que ceux indiqués (24%), se sont aussi davantage promenés au-delà de la limite autorisée d’une heure (17%) ou ont vu des membres de leur famille chez les uns ou les autres (23%), voire des amis (20%).

Alors que l’automne est habituellement propice à une baisse d’énergie, cette étude montre aussi un contexte social et psychologique différent de celui du printemps. Les Français sont aujourd’hui 28% à déclarer avoir un «mauvais moral», contre 20%, lors du premier confinement. Ils étaient 16% l’an dernier, à la même époque.

Et si l’on retrouve les mêmes répercussions psychologiques qu’au printemps, ces dernières semblent s’être aggravées. Ainsi, 38% des personnes interrogées signalent avoir des troubles du sommeil (+6 points par rapport au premier confinement), un chiffre qui monte à 44% chez les femmes. Les personnes qui se disent victimes d’anxiété sont aussi plus nombreuses (27%, +7 points), tout comme celles qui déclarent être en dépression (12%, +3 points).

Un plus fort sentiment de tristesse

«Dans un contexte où s’ajoute l’inquiétude liée au terrorisme se mêle au sentiment d’une crise sanitaire sans fin, tous ces indicateurs mettent en exergue une usure psychologique générale qui affecte en particulier les personnes déjà fragilisées avant le confinement. La proportion de personnes admettant une dépression ou un mauvais état psychologique a atteint ainsi des sommets, notamment chez des femmes déjà généralement plus sujettes à l’anxiété et aux troubles du sommeil», commente François Kraus, directeur à l’Ifop, cité dans un communiqué.

Cette usure psychologique s’accompagne d’un isolement croissant de la population, indique aussi le sondage. En effet, plus d’un quart des Français admettent n’avoir reçu aucune visite à leur domicile les trois derniers mois avant le reconfinement, «soit une proportion de deux fois supérieure à celle observée durant le trimestre ayant précédé le premier confinement (11 %)». Au total, outre un sentiment de solitude (41%), 52% des sondés estiment ressentir, depuis l’annonce du reconfinement, un plus fort sentiment de tristesse.

Enquête Ifop pour Consolab réalisée en ligne les 4 et 5 novembre 2020 auprès d’un échantillon représentatif de 2 030 Français âgés de 18 ans et plus (dont un sous-échantillon de 1 094 salariés). 

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