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Santé mentale : le nombre de cas de burn-out sévère « continue d’exploser »

Augmentation des cas de burn out severes

Le nombre de cas de burn-out sévère «continue d’exploser», avec 2,55 millions de salariés touchés, soit quasiment trois fois plus qu’en mai 2020, selon un sondage OpinionWay pour le cabinet Empreinte Humaine.

Si la détresse psychologique des salariés a diminué cet automne par rapport au printemps, elle reste «à des niveaux préoccupants», souligne cette étude sur la santé psychologique des salariés français. En effet, moins de quatre salariés sur dix (38%) sont en «détresse psychologique», soit un recul de six points par rapport au sondage précédent (44%), réalisé au printemps.

Mais avec 2,55 millions de salariés touchés, le nombre de cas de burn-out sévère, quant à lui, «continue d’exploser», bondissant de 25% par rapport au mois de mai dernier, un chiffre 2,7 fois plus élevé qu’en mai 2020, souligne le cabinet Empreinte Humaine, spécialisé dans la prévention des risques psychosociaux (burn out, dépressions, suicides…)..

Une population est particulièrement concernée : les managers, dont près de deux sur dix (18%) sont en burn-out sévère. Ces «niveaux élevés de burn out s’expliquent par l’épuisement de 18 mois de crise», qui ont conduit les salariés «au bout de leurs ressources personnelles», considère le cabinet franco-québécois.

Les femmes, par ailleurs, restent «toujours les plus touchées» : 44% sont en détresse psychologique, contre 33% des hommes. Les jeunes en souffrent également davantage avec la moitié des moins de 39 ans concernés. Au total, 20% de l’ensemble des salariés ont été en arrêt maladie pour raisons psychologiques, tandis qu’un tiers (33%) sont en dépression nécessitant un traitement.

Changement de rapport au travail

La détresse psychologique est un indicateur de santé mentale validé internationalement et utilisé pour diagnostiquer les troubles mentaux. Elle «chevauche à la fois des symptômes de dépression et d’épuisement», précise Empreinte Humaine. Mais si les salariés sont épuisés par des mois de crise sanitaire, l’étude montre aussi un changement de comportement.

«Ils sont épuisés par ces mois de crises, par les confinements suivis des déconfinements et aspirent à changer en particulier pour préserver leur santé mentale au travail. Mais au- delà, cela démontre un changement de rapport au travail et pose une question de fond celle du sens du travail», estiment les deux co-fondateurs d’Empreinte Humaine, Christophe Nguyen et Jean-Pierre Brun, cités dans un communiqué. Ainsi, 16% des salariés ont quitté leur entreprise «par choix» depuis le début de la crise et un tiers (31%) souhaitent chercher «activement» un autre emploi «après la crise».

Etude réalisée en ligne du 28 septembre au 7 octobre auprès de 2 016 salariés composant un échantillon représentatif de la population salariée française.

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