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Réalite virtuelle : des effets indésirables liés aux technologies émergentes

Sofiane Djadri, co-fondateur de Charme d'Orient

Alors que de nouvelles pratiques virtuelles ou augmentées émergent tant dans l’univers professionnel que dans le divertissement, l’Anses vient de publier une première étude sur leurs effets sanitaires.    

Santé, formation, visites d’appartement, gestion des stocks et, bien sûr, jeux-vidéos… La réalité virtuelle ou augmentée s’immisce dans de nombreuses activités, même si son utilisation est encore, pour l’instant, confidentielle. La durée moyenne d’une séance est supérieure à une heure, d’après un sondage réalisé en 2019 par l’Anses.

Les utilisateurs adultes sont plus souvent des hommes (57%), de 40 ans en moyenne, issus des catégories socio-professionnelles supérieures (43%), utilisant un smartphone. Chez les enfants, la réalité virtuelle est principalement associée aux jeux vidéo. L’âge moyen est de 12-13 ans. Ce sont un peu plus souvent des garçons (55%).

Mais son impact sur la santé a été peu étudié jusqu’ici. Très peu de données d’exposition à la réalité virtuelle sont aujourd’hui disponibles, souligne l’agence sanitaire, qui relève qu’elle «peut perturber le système sensoriel et conduire à des symptômes (nausées, vertiges, sueurs, pâleur, pertes d’équilibre…) regroupés sous la dénomination de ‘cybercinétose’».

Un temps d’adaptation qui fatigue

Ces effets peuvent apparaître dès les premières minutes chez certains, ajoute l’Anses. Autres phénomènes observés : la lumière bleue des écrans LED peut perturber le sommeil. En outre, le clignotement, parfois imperceptible, de la lumière émise par ces écrans, peut déclencher des crises d’épilepsie chez des personnes prédisposées.

«Le corps fournit un effort important pour s’adapter au monde virtuel (…), ce qui peut occasionner une certaine fatigue», d’où l’importance de prévoir «un temps de repos d’une heure ou deux avant de reprendre une activité nécessitant une forte concentration comme la conduite de sa voiture par exemple», explique Dina Attia, coordinatrice scientifique de l’expertise de l’Anses, citée dans le rapport.

L’experte conseille aussi de ne pas utiliser les écrans deux heures avant le coucher, en particulier pour les enfants et les ados «plus sensibles à la lumière bleue», et «d’éviter l’usage de ces technologies» pour les personnes épileptiques ou identifiées comme sensibles : femmes enceintes, personnes souffrant du mal des transports, présentant des troubles de l’équilibre ou sujettes aux migraines, etc.».

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