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Postillons, contacts et aérosols : trois modes de transmission en lieux clos

En l’état actuel des connaissances sur les risques de transmission du Covid-19 en milieu professionnel clos, trois modes de contamination sont mis en avant. A l’heure où le gouvernement renforce les règles sanitaires dans les entreprises, voici ce qu’il faut savoir.

Le premier mode de transmission du coronavirus mis en évidence est celui des postillons, des gouttelettes de salive expulsées par une personne infectée quand elle tousse ou éternue, ou quand elle parle ou chante. Les scientifiques jugent que cela nécessite un contact rapproché, d’un mètre à un mètre cinquante maximum. En revanche, ces gouttelettes de 5 à 10 microns sont relativement «lourdes» et retombent rapidement : elles ne se maintiennent pas en suspension dans l’air.

Le virus peut aussi se fixer sur une surface souillée par les gouttelettes : main, mouchoir, poignée de porte, bouton d’ascenseur, etc. Une personne qui les touche puis porte la main à son visage peut alors se contaminer. Des études ont montré que le coronavirus peut persister longtemps sur les surfaces inertes (plastique, acier…) : plusieurs heures voire quelques jours, si la température et l’humidité sont favorables. Toutefois, au bout de quelques heures, il n’est retrouvé qu’à l’état de traces, en quantité insuffisante pour contaminer.

Enfin, l’hypothèse d’une troisième voie de transmission est de plus en plus évoquée : celle des aérosols, des micro-gouttelettes de moins de 5 microns contenant des particules virales exhalées par les malades. Contrairement aux postillons, ils peuvent rester en suspension dans l’air plusieurs heures et franchir des distances plus importantes.

«On ne sait pas la part de chacune de ces voies de transmission», mais il est «assez clair» que le phénomène d’«aérosolisation» existe avec le Sars-Cov-2, a indiqué à l’AFP Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale à l’université de Genève. Ce mode de transmission «ne peut être exclu», a déclaré l’OMS début juillet, notamment dans «certains endroits fermés, comme les lieux très fréquentés et mal aérés» et lorsque les gens y sont présents «pendant une durée de temps longue».

Surveiller les conditions de ventilation

Dans les endroits clos, la moindre circulation de l’air permet plus facilement aux particules virales d’atteindre une concentration suffisante pour infecter celui qui les respire. Tous les lieux ne sont toutefois pas égaux face à ce risque de transmission par aérosol. Le Haut conseil français de la santé publique (HCSP) pointe ainsi trois conditions favorables : «les conditions de ventilation et de flux d’air, celles de l’atmosphère (basse température, humidité) ainsi que les activités et efforts physiques pratiqués au sein de ces espaces».

Pour se protéger, il recommande le port systématique d’un masque grand public de préférence en tissu réutilisable (référencé AFNOR S76-001) dans tous les lieux clos publics et privés collectifs, y compris dans les rassemblements avec une forte densité de personnes en extérieur, afin de limiter l’émission de particules respiratoires.

«Cette mesure est nécessaire pour protéger autrui d’une éventuelle contamination, en particulier les personnes vulnérables», souligne le HCSP. Il rappelle aussi que les autres mesures barrières de distanciation physique, d’hygiène des mains, de nettoyage désinfection des surfaces et d’aération des locaux doivent toujours être associés au port du masque.

Avec l’AFP.

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