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Perte d’odorat : un impact physique et psychologique souvent ignoré

Christophe Gabreau, organisateur du BS Congress

La perte d’odorat (anosmie), une maladie longtemps ignorée par les Français jusqu’à l’épidémie de Covid-19, représente un handicap majeur dans la vie quotidienne. Une enquête apporte un éclairage inédit sur la façon dont elle est perçue aujourd’hui.  

Vivre dans un monde sans odeur ? Symptôme fréquent du Covid-19, la perte d’odorat est désormais régulièrement évoquée dans les médias. Pour autant, si le mal fait davantage parler de lui, il reste encore largement méconnu, alors que phénomène est loin d’être marginal, selon ce sondage Ifop réalisé pour Sanofi Genzyme.

En effet, près d’un sondé sur six (16%) déclare avoir déjà perdu l’odorat (16%). Mais les symptômes d’anosmie liés au Covid-19 (+3% en une douzaine de mois) n’expliquent pas tout. Seules 17% des personnes interrogées ayant perdu l’odorat évoquent un lien avec maladie, tandis que 64% déclarent quelles en souffrent à cause d’autres pathologies. Parmi ces dernières, 8% évoquent la polypose nasale, 6% une perte d’odorat à la naissance et 5% un accident.

Les conséquences dans leur vie quotidienne sont aussi souvent ignorées. Pourtant, 60% des anosmiques déclarent vivre leur maladie comme un handicap. Perdre l’envie de manger devient ainsi «un véritable cauchemar dans une société où la gastronomie et les repas sont particulièrement valorisés», souligne Sanofi Genzyme dans un communiqué.

« Perdre l’odorat, c’est perdre sa boussole ! »

Finalement, la perte de l’odorat a un impact psychologique pour 80% des anosmiques interrogés. Cette situation se révèle encore plus difficile à supporter par les personnes atteintes de polypose nasale (77%), qui est la forme la plus fréquente de rhinosinusite chronique, relève aussi l’enquête.

Dans le détail, 42% des sondés «se sont déjà sentis déprimés à cause de l’anosmie, 37% ont déjà été plus irritables qu’à l’accoutumée et 31% se sont même senties isolées par rapport à leurs proches». Et la vie sociale en subit le contrecoup : près d’un anosmique sur deux (47%) renonce à «manger un bon repas», au restaurant ou chez des amis, et 39% à faire la cuisine. Un tiers des malades interrogés (33%) déclarent même avoir renoncé à en parler à quelqu’un ou à voir des amis (28%).

«Perdre l’odorat, c’est perdre sa boussole !», résume Jean-Michel Maillard, président de l’association de patients Anosmie.org, qui lance, avec Sanofi Genzyme, une campagne de sensibilisation, en particulier à la «polypose naso-sinusienne. Selon cette organisation, il y a urgence : si 11% des personnes interrogées déclarent avoir déjà été affectés par la maladie, seule la moitié (47%) affirme avoir été diagnostiquée par un médecin.

Étude réalisée par un questionnaire auto-administré en ligne du 5 au 10 février 2021, auprès d’un échantillon de 3 013 personnes, de la population française âgée de 18 ans et plus, résidant en France métropolitaine.

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