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Pas d’activité physique intense après un vaccin Pfizer, recommande Singapour

Laetitia Fontanel

Même si les cas de myocardite ou de péricardite sont rares, le gouvernement de Singapour recommande aux personnes ayant reçu le vaccin Pfizer ou Moderna d’éviter toute activité physique intense après s’être fait vacciner.

Singapour prend très au sérieux le risque de myocardite (inflammation du muscle cardiaque) ou de péricardite (inflammation de la membrane) observé principalement chez des hommes jeunes après une vaccination contre le Covid-19. Son gouvernement est le premier à recommander aux personnes ayant reçu les vaccins à ARN messager Pfizer ou Moderna d’éviter toute activité physique intense après une injection.

«Toutes les personnes vaccinées, en particulier les adolescents et les jeunes hommes, qui ont reçu une dose des vaccins à ARNm Covid-19, doivent éviter tout exercice ou activité physique intense pendant une semaine après la vaccination», peut-on ainsi lire sur le site du ministère de la Santé, qui reprend les recommandations que son comité d’experts avait présentées au début du mois dernier.

«Pendant cette période, les personnes vaccinées doivent consulter rapidement un médecin si elles développent des douleurs thoraciques, un essoufflement ou des battements cardiaques anormaux», conseille le ministère, sans remettre en cause la campagne de vaccination, car, selon lui, «les avantages protecteurs des vaccins ARNm contre le Covid-19 continuent de l’emporter sur les risques de la vaccination».

Cet avertissement fait suite à un certain nombre de cas observés initialement en Israël, où la vaccination a été plus rapide que dans la majorité des pays. Le ministère de la Santé israélien a soulevé fin mai «un possible lien» entre le vaccin Pfizer et des cas de myocardite chez de jeunes hommes, tout en précisant que 95% étaient bénins.

Fin juin, la Food and Drug Administration (FDA), l’autorité de santé américaine, a ajouté un avertissement à la documentation qui accompagne les vaccins contre le Covid-19 développés par Pfizer/BioNTech et Moderna pour indiquer le risque rare d’inflammation cardiaque après leur utilisation.

Les bénéfices surpassent les risques

En France, l’Agence du médicament (ANSM) déclare avoir relevé, dans un communiqué en date du 2 juillet, 45 cas de myocardites (dont 14 cas chez les moins de 30 ans) et 95 cas de péricardites (dont 9 cas chez les moins de 30 ans) depuis le début de la vaccination. «Cet effet indésirable rare, d’évolution favorable, ne remet pas en cause le rapport bénéfice/risque du vaccin», a-t-elle estimé.

Un phénomène également reconnu par le comité de sécurité de l’Agence européenne des médicaments (EMA), qui constate que «les cas sont survenus principalement dans les 14 jours suivant la vaccination, plus souvent après la deuxième dose et chez les hommes adultes plus jeunes ».

La semaine dernière, ce risque a été confirmé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) : ses experts concluent qu’il existe un lien «probable» entre des cas d’inflammation au niveau du cœur et l’injection de vaccins contre le Covid-19 à ARN messager. Ils indiquent aussi que les données disponibles suggèrent que l’évolution immédiate de la myocardite et de la péricardite après la vaccination est généralement légère et répond aux traitements.

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