Inhaler des embruns ne serait pas forcément bon pour la santé, si l’on en croit un avis de l’Anses, qui met en garde contre des toxines produites par des microalgues marines.
On les a détectées pour la première fois en France, en 2018, mais les brévétoxines (BTX) avaient déjà été identifiées dans d’autres régions, notamment en Floride, au sud des Etats-Unis. Ce que l’on sait, c’est que l’inhalation d’embruns contaminés, lors de la baignade ou d’activités nautiques, peut provoquer des intoxications, prévient l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).
«Elle peut provoquer éternuements, nez qui coule et irritation de la gorge. En se déposant sur le visage et la peau, les embruns contaminés par des BTX sont également susceptibles de causer des irritations cutanées et oculaires», souligne l’Anses, qui ajoute toutefois qu’aucun cas n’a été répertorié à ce jour en France.
Aucun décès lié à ces toxines n’a été également rapporté dans le monde. «En revanche, leur toxicité pour la faune marine est connue et peut conduire à des épisodes de mortalités massives de poissons, d’oiseaux marins, de tortues et de mammifères marins, essentiellement dans le Golfe du Mexique», précise l’Agence.
Mieux comprendre le phénomène
Les professionnels qui travaillent dans des zones contaminées sont donc appelées à redoubler de vigilance, avec «les femmes enceintes, les personnes asthmatiques et celles présentant des problèmes respiratoires chroniques». D’autant que le suivi des brévétoxines reste encore partiel et uniquement dans les coquillages.
L’acquisition de nouvelles connaissances est donc aujourd’hui nécessaire, explique l’Anses, ne serait-ce que pour mieux anticiper l’apparition d’une «marée rouge» sur le littoral français, «signe de la présence en abondance des microalgues productrices de BTX, et de définir les mesures de gestion les plus adaptées».



