Une écrasante majorité de salariés estiment que les événements vécus au travail ne sont pas neutres sur leur santé mentale, selon un sondage.
Près de neuf personnes interrogées sur dix (89%) déclarent ainsi que les événements de leur vie professionnelle «ont un impact sur leur santé mentale», y compris «en dehors de leurs heures de travail», selon un sondage réalisé pour Moka.care, un service d’accompagnement de la santé mentale des salariés.
Les réponses diffèrent toutefois entre les hommes et les femmes, les premiers étant un peu moins nombreux (85%) que les secondes (92 %) à partager cette opinion, alors que le sujet reste encore tabou en entreprise. Ainsi, 76 % des sondés déclarent que ce problème n’a pas été abordé «de manière générale» dans leur entreprise, tandis que 61% reconnaissent qu’ils évitent d’en parler avec leur manager ou référent RH. Un blocage qui est encore plus prononcé chez les hommes (74%) que chez les femmes (48%).
Pour autant, même tabou, la question ne laisse pas indifférents les salariés. Plus de la moitié d’entre eux (57%) réagissent, si l’on en croit les résultats de ce sondage. Comment ? N’en déplaise aux aficionados du bien-être, la pratique du yoga ou de la méditation ne sont cités que par 6% et 2% des répondants…
Les salariés privilégient le contact humain
Les salariés se tournent plus volontiers vers un médecin généraliste, un psychologue ou un thérapeute (25%), notamment les femmes (29%, contre 22% des hommes). Vient ensuite le sport, choisi par 23% de ceux qui ont décidé de se prendre en main. Une option qui séduit davantage les hommes (28%) que les femmes (18%).
Reste que la notion de santé mentale recouvre des situations difficiles à saisir pour la plupart des salariés. Pour 63% des sondés, elle évoque un état de mal-être, tandis qu’un quart des personnes interrogées l’associent à un état de bien-être. Hommes et femmes réagissent aussi très différemment : les premiers ne sont seulement que 13% à relier cette notion à un état positif, contre 37% des femmes.
Sondage effectué en ligne, entre le 17 et le 23 septembre, auprès d’un panel de 3 800 personnes représentatives de la population française, selon la méthode des quotas, sur le panel propriétaire BuzzPress France regroupant 26 128 personnes sur les réseaux LinkedIn, Facebook et Twitter.



