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La consommation d’aliments bio réduirait le risque de diabète de type 2

Les plus gros consommateurs de bio ont un risque réduit de 35% de contracter un diabète de type 2, selon des données issues de la cohorte NutriNet. La présence accrue de résidus de pesticides dans l’alimentation conventionnelle serait à l’origine de perturbations métaboliques.

L’étude a porté sur 33 256 membres de la cohorte, l’une des plus importantes au monde, qui comporte, au total, 170 000 volontaires. Menée par une équipe franco-américaine, elle vient d’être publiée dans l’International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity. Selon ses auteurs, les plus gros consommateurs d’aliments bio labellisés «AB» ont un risque de diabète de type 2 réduit de 35%, par rapport à ceux qui en consomment le moins.

Autre résultat : chaque augmentation de 5 points de pourcentage de produits bio dans la proportion de l’alimentation totale consommée réduit de 3% le risque de diabète, précise Le Monde, qui détaille les principales conclusions de cette étude prospective. Ce chiffre masque toutefois de fortes disparités.

Les chercheurs mettent en avant un effet particulièrement marqué chez les femmes, avec une réduction du risque de 65% chez les plus grandes consommatrices de produits bio, «mais pas d’effet statistiquement significatif chez les hommes, qui représentent 24 % de la cohorte», poursuit le quotidien du soir.

Effet des résidus de pesticides

Selon les auteurs de l’étude, cet impact dépendant du sexe pourrait être un effet des propriétés de perturbateurs endocriniens (PE) de certains pesticides, «qui persistent en plus grande quantité dans les produits végétaux conventionnels». Les PE ne sont les seules substances incriminées. D’autres facteurs confirmeraient l’hypothèse d’un effet des résidus de pesticides sur la susceptibilité au diabète.

«Nous trouvons une association bien plus marquée entre diabète et consommation de produits bio chez les gros consommateurs de produits végétaux, ce qui pèse en faveur d’une explication liée aux résidus de produits phytosanitaires», avance l’épidémiologiste Emmanuelle Kesse-Guyot (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, Inrae). A l’inverse, un effet des produits animaux (viande, laitage…) labellisés «AB» sur la susceptibilité au diabète n’apparaît pas dans ces travaux.

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