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Endométriose : le gouvernement présente une stratégie de lutte contre la maladie

Reconnaissance de l'endométriose

Il s’agit de réduire l’errance diagnostique des patientes et d’informer sur cette maladie encore mal connue dont souffre près d’une femme sur dix en France, a détaillé lundi le ministre de la Santé, Olivier Véran.

«Lorsque l’on parle d’endométriose, on ne parle pas d’une maladie marginale qui n’affecterait que quelques Françaises, mais bien d’un phénomène massif, qui touche près d’une femme sur dix dans notre pays», explique le ministre dans un document remis à l’issue du premier pilotage interministériel sur le sujet.

Emmanuel Macron avait annoncé le 11 janvier le lancement de la «première stratégie nationale de lutte contre l’endométriose», inspirée du rapport remis par la gynécologue et eurodéputée LREM Chrysoula Zacharopoulou. Dans la foulée, l’Assemblée nationale a voté une résolution qui permet sa prise en charge à 100% par l’Assurance maladie.

Cette maladie inflammatoire et chronique de l’appareil génital féminin, lié à la présence de cellules d’origine utérine en dehors de l’utérus, touche près d’une femme sur dix, soit entre 1,5 et 2,5 millions de personnes. Première cause d’infertilité, elle peut se manifester par des règles abondantes et de violentes douleurs.

Base de données et moyens de recherche

Mais sa méconnaissance, notamment par le personnel soignant, entraîne un retard diagnostic «quasi-systématique»,  qui est, en moyenne, de sept ans, souligne le ministère de la Santé. Pour mieux comprendre et traiter cette maladie, le gouvernement va donc déployer des moyens de recherche, via un programme doté de plus de 20 millions d’euros sur cinq ans, a indiqué Olivier Véran.

«La France va se doter de la plus grande base de données au monde, en fusionnant des bases territoriales, avec plus de 11 000 femmes qui vont pouvoir être suivies au jour le jour», a aussi annoncé le ministre, selon lequel les Etats-Unis disposent jusqu’alors de la plus grande base, d’environ 9 000 femmes.

Le gouvernement souhaite également accompagner les innovations, comme l’Endotest, un test salivaire développé par la start-up Ziwig. Pour favoriser un diagnostic rapide et faciliter l’accès aux soins, le gouvernement mise également sur des filières territoriales spécifiques, qui devraient voir le jour «d’ici à 2023». Enfin, la formation, initiale et continue, des médecins et professionnels de santé va être revisitée, pour que ces derniers soient en mesure d’identifier rapidement la maladie.

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