Les édulcorants, une alternative sûre au sucre ? Pas vraiment, si l’on en croit cette vaste étude réalisée auprès de plus de 100 000 adultes français.
Consommés chaque jour par des millions de personnes, les édulcorants sont-ils sans risque pour la santé ? Si la question fait toujours débat au sein de la communauté scientifique, les résultats de ces travaux, qui portent sur 102 865 adultes français participant à l’étude de cohorte NutriNet-Santé, pourraient bien changer la donne.
En effet, réalisée par les chercheurs de l’Inserm, de l’Inrae, du Cnam et de l’Université Sorbonne Paris Nord, l’étude suggère «une association entre la consommation d’édulcorants et un risque accru de cancer», indique un communiqué commun. Ses conclusions viennent d’être publiées dans la revue PLOS Medicine.
Des risques plus élevés pour le cancer du sein
Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont recueilli des informations sur le diagnostic de cancer entre 2009 et 2021. «Ils ont tenu compte de nombreux facteurs potentiellement confondants tels que l’âge, le sexe, le niveau d’éducation, l’activité physique, le tabagisme, l’indice de masse corporelle, la taille, la prise de poids au cours du suivi, le diabète, les antécédents familiaux de cancer, ainsi que les apports en énergie, alcool, sodium, acides gras saturés, fibres, sucre, aliments complets et produits laitiers», est-il précisé.
Au final, comparées aux non-consommateurs, les personnes qui consommaient le plus d’édulcorants, notamment l’aspartame et l’acésulfame-K, présentaient un risque plus élevé de développer un cancer, tous types confondus. «Des risques plus élevés ont particulièrement été observés pour le cancer du sein et les cancers liés à l’obésité», peut-on encore lire dans le communiqué. Des recherches supplémentaires seront encore nécessaires pour confirmer ces résultats.





