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Covid-19 : aération systématique dans les lieux recevant du public

ESTHÉTIQUE DU REGARD

Pour mieux combattre le Covid-19, l’aération est un geste barrière à part entière : il faut «ouvrir les fenêtres au moins 5 minutes toutes les heures» et mesurer le renouvellement de l’air avec des capteurs de CO2, préconise le Haut conseil de la santé publique (HCSP).

De nombreux scientifiques insistent sur l’importance de l’aération pour lutter contre le Covid-19. En avril, des chercheurs notait que l’aération des pièces était encore trop souvent négligée. «Améliorer la ventilation et la qualité de l’air, en particulier dans les centres de soins, les lieux de travail et les écoles, nous aidera tous à être en sécurité», estimaient ces spécialistes.

Pour le Haut conseil de la santé publique (HCSP), «cette maîtrise de l’aération/ventilation des établissements recevant du public doit constituer un point fort sur lequel peut s’appuyer un protocole sanitaire». Dans avis rendu public lundi, il assure que cette mesure est particulièrement justifiée «lorsque certaines mesures barrières (notamment le masque ou la distance interindividuelle) ne sont pas adaptées à l’activité de l’établissement (restaurant, écoles maternelles, etc.)».

«Dans les établissements scolaires et universitaires en particulier, il est proposé de laisser les portes et les fenêtres ouvertes entre les cours et les enseignements», écrit le HCSP, dont le rôle est consultatif. Selon lui, «seules les fenêtres doivent rester ouvertes pendant les cours ou enseignements», l’idéal étant «d’ouvrir deux fenêtres, si possible, pour favoriser la circulation de l’air».

Diminution du taux d’occupation des locaux

«Dans les situations ou l’aération n’est actuellement pas possible ou insuffisante (fenêtres bloquées), des solutions techniques doivent être mises en place (par exemple, abattants ou aérateurs dans la partie supérieure des fenêtres, ventilation par insufflation, etc.)», précise l’instance. Dans ce cas, le HCSP considère que «la diminution du taux d’occupation des locaux peut alors contribuer à l’obtention d’une qualité de l’air satisfaisante».

Enfin, pour mieux évaluer le renouvellement de l’air, le HCSP recommande de mesurer «la concentration en dioxyde de carbone à des points et des périodes représentatives en période d’occupation», grâce à des capteurs de CO2. «Une concentration en CO2 supérieure à un seuil de 800 ppm – «partie par million», unité de mesure du taux de pollution dans l’air, NDLR – doit conduire, dans tous les cas, à ne pas occuper la salle et à agir en termes d’aération/renouvellement d’air et/ou de réduction du nombre de personnes admises dans les locaux», conclut-il.

Avec l’AFP.

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