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Confinement : les salaries du privé jugent leur état de santé

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Selon une enquête Ifop menée pour Malakoff Humanis au début de l’été, près de la moitié des salariés du privé se sont sentis «plus fatigués physiquement et psychologiquement» qu’avant le début de la crise sanitaire.

 «Les salariés fragiles ont le sentiment d’être encore plus fragiles et, pour tous les autres, la fatigue physique et psychologique tout comme l’inquiétude se font ressentir», indique Anne-Sophie Godon, directrice innovation chez Malakoff Humanis. Citée par l’AFP, elle souligne que 45% des répondants déclarent se sentir «plus fatigués physiquement et psychologiquement» qu’avant le début de la crise sanitaire.

Cette enquête, réalisée via Internet du 19 juin au 15 juillet et publiée mardi, montre que l’impact du confinement prolongé a pesé plus particulièrement sur l’état de santé de certaines catégories de salariés : 12% d’entre eux déclarent qu’il s’est dégradé depuis la mi-mars, alors que 82% des répondants s’estiment, quant à eux, en bonne santé.

Parmi eux, 21% sont des salariés atteints de maladies chroniques, note l’étude. «On peut faire l’hypothèse que c’est en lien avec le renoncement aux soins ou la difficulté d’y avoir accès pendant la période», avance Anne-Sophie Godon, qui affirme que «le ressenti reflète en général assez fidèlement l’état de santé réel».

« La crise a accentué les inégalités »

Toujours à la même période, plus d’un quart des salariés (28%) déclarent que leur qualité de vie au travail s’est dégradée depuis la crise, 40% que leur rythme de travail s’est accéléré (contre 22% qui estiment qu’il s’est ralenti). Ils sont 18% à avoir le sentiment de faire un travail qui a «moins de sens pour eux».

En revanche, plus d’un cinquième des sondés (23%) disent avoir «davantage le sentiment de faire un travail utile pour la société», notamment ceux travaillant dans le secteur de la santé ou de l’action sociale (43%). «La crise a accentué les fragilités et les inégalités existantes», soulignent les auteurs de l’étude.

Parmi les 16% de salariés qui déclarent rencontrer une situation financière plus compliquée après le confinement, les ouvriers sont les plus nombreux (21%). Autre exemple : ceux du secteur médico-social (20%) sont aussi plus nombreux à déclarer subir «plus de tensions au travail» qu’avant (14% pour l’ensemble). Enfin, l’étude révèle une «dégradation» des facteurs de risques psychosociaux : 23% disent que leur travail empiète sur leur vie personnelle, contre 13% avant la crise, 14% estiment subir des tensions au travail (3% avant) et 20% ont peur de perdre leur emploi (3% avant la crise).

Sondage Ifop réalisé du 19 juin au 15 juillet via Internet auprès d’un échantillon représentatif de 3 504 salariés.

Avec l’AFP.

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