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Piscines publiques : des recommandations sur le filtrage membranaire des eaux

L’Agence sanitaire (Anses) publie des recommandations sur les procédés de filtrage membranaire, loués pour leur efficacité. Elle rappelle toutefois que la qualité des eaux des piscines publiques dépend d’abord de la bonne application des mesures d’hygiène corporelle.

Plusieurs techniques de filtration des eaux de bassin sont aujourd’hui disponibles sur le marché : filtre à diatomite, filtre à bille de verre, filtre à sable ou procédés membranaires, rappelle l’Agence nationale de sécurité sanitaire. La filtration sur sable est aujourd’hui le procédé le plus courant en France.

Cependant, «employée seule, cette technique ne permet pas toujours de respecter les limites règlementaires relatives à la qualité de l’eau», relève-t-elle. Par conséquent, les exploitants sont obligés d’augmenter le taux de renouvellement de l’eau des bassins. Dans ces conditions, la filtration membranaire, qui permet le transfert ou la rétention de certains composés, s’avère plus efficace.

Il existe quatre types de membranes, qui varient selon la qualité de filtration souhaitée (rétention de certains micro-organismes et molécules) : l’osmose inverse (OI), la nanofiltration (NF), l’ultrafiltration (UF) et la microfiltration (MF). «L’élimination des contaminants chimiques et des SPD (sous-produits de désinfection, NDLR) eux-mêmes est très dépendante du type de membrane», précise l’Anses.

Élimination des désinfectants

Pour ces derniers, l’Agence suggère néanmoins d’avoir recours à la mise en place d’un procédé de traitement hybride, comme l’utilisation de charbon actif. Cas particulier : si l’eau est désinfectée par un couplage ozone/chlore, l’Anses recommandent d’installer le procédé de filtration membranaire après l’étape de «désozonation» obligatoire «avant que l’eau n’atteigne le bassin, afin de préserver les caractéristiques de la membrane».

Enfin, l’agence sanitaire souligne que «le moyen le plus économique et le plus efficace pour accroître la qualité de l’eau des bassins est de limiter au maximum sa contamination» : l’application des mesures d’hygiène corporelle par les baigneurs doit donc être respectée. «Les quantités de produits de désinfection utilisés et les coûts d’installation et d’exploitation des filières de traitement seront ainsi minimisés», ajoute-t-elle.

Pour en savoir plus, ici

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