Beauté

Bien-être

Business

La coiffure à l’heure du numérique : « Un événement digital va droit à l’essentiel »

Longtemps ignorés par le marché, les salons digitaux ont pris la main en ces temps d’incertitude, comme dans l’esthétique, avec e-Beauty. Retour, avec le coiffeur vedette Stéphane Amaru, sur l’autre événement numérique de la rentrée, e.MCB, organisé par le Mondial Coiffure Beauté.

A l’inverse d’e-Beauty (27-28 septembre), qui avait misé entièrement sur le digital et l’interactivité, les organisateurs de ce salon digital, qui a eu lieu un peu plus tôt dans le mois, avaient opté pour une formule hybride en deux temps pour faire la transition avec leur édition physique de l’année prochaine.

Pendant les deux premiers jours, ils avaient organisé à la Porte de Versailles, à Paris, un studio de télévision où se sont succédés les experts de la profession, dans des interventions relayées ensuite en replay sur Youtube. Ainsi, à défaut de la grande scène, le show artistique de Raphael Perrier a été retransmis de son propre centre de formation, qui est à Nantes.

Puis, les trois jours suivants, les exposants pouvaient recevoir en visio conférence privée les entreprises intéressées par leurs prestations, une formule déjà testée, mais en présentiel, au cours des rencontres professionnelles BS Congress, lancées en 2018 par le MCB. Parmi les animateurs, le coiffeur vedette Stéphane Amaru, directeur artistique pour la marque Aveda, nous a commenté son expérience.

Profession bien-être : Vous étiez partant dès le début pour cette expérience ?

Stéphane Amaru : J’étais surtout partant pour le MCB ! L’annulation de cet évènement unique a été un coup pour le moral, déjà bien entamé par le confinement. Alors, forcément, participer à un évènement destiné à maintenir le contact entre professionnels, j’étais forcément d’accord.

Pourtant, au niveau de la fréquentation, cela a dû vous changer de la formule physique ?

Comment voulez-vous comparer un salon qui attire chaque année 50 000 visiteurs avec un événement digital qui en a séduit 3 000 ? N’oubliez pas que notre profession a un gros retard par rapport au digital…

Comment avez-vous vécu cette expérience ?

En fait, j’ai adoré ! Bon, j’avoue, au départ je n’en menais pas large. J’avais beau m’être un peu adapté au digital avec le confinement, mais, au moins, avec les formations à distance en visio-conférence, vous voyez vos participants ! Là, tout seul, face à la caméra, c’était beaucoup moins évident… J’avoue avoir vraiment eu le trac. J’admire ceux qui sont à l’aise avec la caméra. Au départ, ce n’était pas mon cas.

Mais tout s’apprend…  Et mon public a été indulgent. J’ai été plus que surpris de l’efficacité de la formule. Je ne sais pas ce qu’il en a été pour mes confrères, mais, pour ma part, j’ai rempli toutes mes formations jusqu’à la fin de l’année. Un résultat que je n’obtiens pas forcément sur un salon physique où les gens intéressés semblent hésiter davantage.

Vous recommenceriez ?

Absolument ! Mais j’espère tout de même que nous en reviendrons aux événements physiques. Je suis d’une génération où le contact humain, la présence, et la poignée de main ont une grande importance. Un événement digital va droit à l’essentiel, mais il manque les rencontres inattendues que vous pouvez faire au détour d’une allée, ou les retrouvailles avec des confrères perdus de vue… Bref, ce qui fait l’effervescence d’un événement comme le MCB !

Propos recueillis par Siska von Saxenburg.

Facebook
LinkedIn
WhatsApp
Email
Dans la même catégorie

Nous utilisons des cookies