Salles de sport : ce que la crise sanitaire pourrait changer

LES SALLES DE SPORT PEINENT À RETROUVER UNE ACTIVITÉ NORMALE

Avec la reprise, elles espéraient voir revenir en masse les Français. Las ! Les salles de sport ont dû déchanter et les professionnels s’apprêtent à vivre de nouveaux changements, rapporte Le Figaro.

Le retour à la normale n’est pas pour demain, selon les professionnels interrogés par Le Figaro. Ils attendaient un afflux d’abonnements à la rentrée, le nerf de la guerre pour ces clubs qui espèrent ainsi attirer un maximum de nouveaux pratiquants, mais ces derniers ne se sont pas précipités dans les salles de sport en septembre.

Une forte déception pour les gérants de clubs, qui voulaient tourner la page, après plus d’un an de privations. «Cette demande arrive avec un stock négatif de clientèle perdue pendant la crise sanitaire. On reste donc en dessous du niveau de 2019», explique au Figaro le patron du syndicat Franceactive-FNEAPL, Thierry Doll, cité par Le Figaro. Certains professionnels auraient perdu jusqu’à 40% de leurs adhérents depuis mars 2020.

La tendance reste bonne pour les grands réseaux, mais la fréquentation est encore trop basse pour éponger les pertes des mois précédents. «Les chiffres ne sont pas du tout ceux qu’on espérait», confirme Virgile Caillet, le délégué général de l’Union Sport & Cycle, auprès du quotidien. En cause, notamment, le passe sanitaire.

« Les cartes vont être rebattues »

«Ça a été une catastrophe, car toutes les activités, sauf l’escalade, accueillent un public plutôt jeune, soit les personnes les plus éloignées de la vaccination. Le passe nous a été extrêmement préjudiciable, au début», assure Virgile Caillet. Résultat : les clubs anticipent un très lent retour à la normale et, donc, d’ici là, une guerre commerciale plus rude pour conserver des parts de marché.

D’autant que la crise, avec le télétravail et le départ de certaines populations des grands centres urbains, a poussé les consommateurs à repenser leurs besoins. «Les cartes vont être rebattues, la localisation géographique des clubs sera déterminante. Les enseignes avec un maillage territorial étroit vont en profiter», prévoit la co-fondatrice de Neoness, Céline Rémy Wisselink.

Se pose ainsi la question de l’avenir des petites salles indépendants, soutenues aujourd’hui par les aides de l’Etat. Certains n’écartent pas une recomposition du marché au profit des réseaux, ce qui entraînerait une nouvelle consolidation. «Le marché est mature, il peut y avoir une logique de rapprochement, de rachat», estime-t-on chez Neoness.

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