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Fermeture des salles de sport : le patron de Ken Group se dit « abasourdi »

Les salles de sport devront fermer leurs portes dans plusieurs grandes villes, a annoncé mercredi le ministre de la Santé. Sur BFMTV, Arthur Benzaquen, le président de Ken Group, a exprimé son désarroi, réfutant l’idée d’être des foyers de contamination.

La fermeture des salles de sport et gymnases en zone d’alerte maximale et renforcée faisait partie des mesures annoncées mercredi soir par Olivier Véran. Plusieurs grandes villes sont concernées : Bordeaux, Lyon, Nice, Lille, Toulouse, Saint-Étienne, Rennes, Rouen, Grenoble, Montpellier, Paris et la petite couronne, Marseille. Elle s’appliquera à partir de samedi pendant au moins quinze jours.

«Ces espaces confinés, où les gens transpirent et ne portent pas de masques, sont des lieux de contamination importants», a déclaré mercredi soir le ministre de la Santé. «Faux !», lui a répondu, jeudi matin, Arthur Benzaquen, le président de Ken Group, au micro de BFMTV. «Ce qui est fou, c’est qu’on a entendu qu’on était des endroits de contamination», s’est insurgé l’entrepreneur.

Propriétaire du Klay, du Ken Club, du 21 Blanche et, depuis l’an dernier, du réseau CMG Sports Club (ex-Club Med Gym), il s’est dit «abasourdi» par l’annonce du ministre de la Santé. Pour lui, «il n’y a pas, ou très peu, de cas». «Quand il y a des cas, contrairement à toutes les autres activités, chez nous, c’est traçable, on connaît nos membres, on sait les salles qu’ils fréquentent, on sait quels jours ils sont venus, on sait contacter des cas contacts et on sait intervenir au cas où», a-t-il expliqué.

« Pas de clusters » identifiés dans les salles de sport

 

Il n’y a «pas de clusters» identifiés dans les salles de sport, a confirmé Alain Ducardonnet, cardiologue et consultant santé pour la chaîne BFMTV, également présent sur le plateau. Pour Arthur Benzaquen, cette décision tombe à un moment critique. «On a rouvert durant la pire période (22 juin, NDLR). Les périodes de rush, c’est janvier et la rentrée», a souligné le patron du groupe familial de fitness.

Un coup dur, donc, pour les principaux acteurs de la filière en France, qui s’étaient déjà particulièrement mobilisés en mai pour demander une réouverture de leurs salles, après le déconfinement. «On va mettre en place plus d’une dizaine de cours en live, tous les jours», a indiqué Arthur Benzaquen, «mais on fait zéro euro de chiffre d’affaires pendant toutes les périodes de fermeture»…

Olivier Véran a promis mercredi soir que toutes les entreprises concernées par ces mesures, notamment les restaurateurs marseillais et les salles de sport, seront «financièrement soutenues». «L’ensemble des dispositifs qui ont été́ mis en place au moment du confinement leur seront de nouveau ouverts (fonds de solidarité quel que soit le secteur d’activité, exonération des cotisations sociales, activité partielle sans reste à charge pour l’employeur)», a assuré le ministre.

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