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Fermeture des salles de sport : appel des professionnels de santé et du sport

Des professionnels de santé et du sport, dont Stéphane Diagana et les professeurs Jean-François Toussaint et Gérard Saillant, demandent aux pouvoirs publics de tenir compte des «publics fragilisés», qui devraient, selon eux, avoir accès aux espaces sportifs aujourd’hui fermés. 

«Dans une situation sanitaire qui renforce cette évidence, nous, masseurs-kinésithérapeutes et autres professionnels de santé, enseignants en activité physique adaptée et éducateurs sportifs certifiés, refusons cette perte de chance pour nos publics», déclarent les signataires de cette tribune publiée samedi dans Le Monde.

Pour ce collectif de professionnels du sport et de santé, l’activité physique représente une «thérapeutique non médicamenteuse», validée recommandée par la Haute autorité de santé et qui constitue un «levier de prévention et de traitement» pour des Français vivant avec une maladie chronique, des seniors et des sédentaires.

«Nous déployons nos services dans des établissements sanitaires et sociaux ou à domicile, mais aussi et surtout au sein d’équipements sportifs couverts (gymnases, des salles de sport, ou autres établissements dédiés recevant du public)… Autant de lieux de pratique d’activités physiques et sportives qui sont aujourd’hui fermés et nous sont interdits d’accès sur décision du gouvernement dans le cadre de la lutte contre le coronavirus», déplorent ces professionnels.

Ces derniers demandent aux pouvoirs publics de considérer les publics bénéficiaires du «sport sur ordonnance» comme des publics prioritaires, pour leur ouvrir l’accès à des espaces de pratique conçus pour le sport et l’activité physique adaptée.

Des « bénéfices incontestés »

Se défendant de nier «la gravité de cette pandémie» et des «risques auxquels exposent les espaces confinés», ils soulignent que leur démarche vise à «pointer une contradiction» en rappelant l’avis du Haut Conseil de santé publique (HCSP) dans son avis du 2 juillet dernier, dont ils citent deux passages :

«Devant les bénéfices incontestés de l’activité physique adaptée, le HCSP alerte sur la perte de chance que constituerait un retard dans la mise en œuvre de la remise en condition physique des personnes atteintes de maladies chroniques et des personnes âgées dans cette période post-confinement ».

«Les personnes atteintes d’une maladie chronique, notamment diabète, obésité, affections respiratoires chroniques, ont davantage de risque de développer des formes graves de la Covid-19. Les conditions dans lesquelles s’effectuent les activités physiques de ces patients doivent tenir compte de ce risque accru, mais ne doivent en aucun cas servir de prétexte à l’abandon de l’activité physique».

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