Un an après avoir annoncé son projet de créer de la peau artificielle pour les grands brûlés, le groupe familial s’apprête à faire des acquisitions pour se renforcer dans la médecine esthétique.
Un nouveau défi pour Urgo, spécialiste des pansements et désinfectants, qui a décidé de faire de la médecine esthétique son troisième métier, aux côtés des produits grand public, vendus en grande distribution et en pharmacie, et le traitement médical des plaies à destination des hôpitaux.
«La médecine esthétique s’inscrit dans la continuité de notre expertise dans la cicatrisation de la peau. Il s’agit d’un marché en forte croissance qui valorise l’innovation», estime Tristan Le Lous, son président, auprès de nos confrères du Figaro, qui indiquent qu’un tiers des chirurgiens esthétiques français sont équipés de son dispositif médical Urgo Touch, un laser qui permet de réduire les cicatrices postopératoires des femmes ayant subi une reconstruction mammaire.
Des segments de niche en ligne de mire
L’entreprise championne du dépôt de brevets en Bourgogne-Franche-Comté se tourne désormais vers la croissance externe. Selon Le Figaro, elle se prépare à réaliser des acquisitions en Europe. «Face aux poids lourds de la médecine esthétique (Filorga, Allergan…), l’ETI parie sur les segments de niche que sont le traitement des cicatrices, des taches ou la régénération de la peau», souligne-t-il.
Le groupe familial devrait réaliser 750 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2022, soit une hausse de 10% par rapport à l’année précédente, dont la moitié en France. Son activité médecine esthétique, aujourd’hui limitée à Urgo Touch, ne représenterait, pour l’instant, que 2 millions d’euros.



