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Un mode de travail hybride s’installe dans la durée

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Avec le télétravail, c’est un mode de travail hybride, combinant présentiel et à distance, qui commence à s’imposer en France, selon une enquête réalisée par le réseau des Agences nationale et régionales pour l’amélioration des conditions de travail.

«Le travail hybride s’installe dans la durée et les organisations ont tout intérêt à continuer de tester, évaluer et ajuster les modalités de fonctionnement collectif adaptées (fréquences et formats de réunions, formes du suivi de l’activité, nombre de jours sur site et à distance…)», souligne cette enquête réalisée à l’occasion de la Semaine de la Qualité de vie au travail.

En 2021 comme en 2020, les salariés souhaitent maintenir un niveau élevé de télétravail : plus de 3 jours par semaine pour 36% des répondants, à hauteur d’un ou deux jours pour 56%. Près de trois quarts des répondants estiment disposer d’un environnement matériel adapté (72% contre 67% en 2020) et d’outils numériques adéquats (95% contre 87% en 2020), mais seuls 20% témoignent d’une prise en charge par l’entreprise des surcoûts liés à ce mode d’organisation.

Au total, près de la moitié (49%) des répondants déclarent que leurs activités ont été adaptées ou redéfinies, contre 77% en 2020, lors d’une précédente enquête. Les trois quarts des personnes interrogées (77%) déclarent être en mesure de réaliser l’ensemble de leur activité à distance (contre 61% il y un an).

Mais les observations de terrain montrent que si les apprentissages collectifs et individuels ont progressé – usage des outils, coopérations, organisation du temps – les fonctionnements collectifs ont été «affectés» par le travail à distance qui présente aussi «des risques pour la santé», indique le réseau.

Augmentation de la charge de travail

Pour 37% des répondants (17% en 2020), les relations de travail se sont plutôt dégradées, tandis que 63% d’entre eux ont aussi le sentiment de «travailler plus» (67% pour les managers), contre 48% en 2020, 64% des répondants se disent en «sur-connexion», y compris ceux qui pratiquaient le télétravail avant le début de la crise, 50% (35 % en 2020) ressentent de la «fatigue» et 40% disent souffrir d’ «isolement».

Pourtant, ils sont 39% à appréhender le retour sur site. Seuls 19% disent aborder les difficultés liées à la réalisation du travail à distance avec leurs managers (40% en 2020) et la fréquence des échanges managériaux s’est espacée (52% échangent au moins une fois par semaine en 2021, contre 69% en 2020).

Le réseau Anact-Aract décrit plusieurs facteurs : l’augmentation de la charge de travail pour rattraper le temps perdu ; la densification de l’activité à distance (travail supplémentaire réalisé sur le temps dégagé par la diminution des temps de pause, des échanges informels ou encore des temps de trajet) ; l’augmentation des plages horaires pour pouvoir travailler avec les collègues à distance et sur site ou pour gérer l’articulation entre vie professionnelle-vie personnelle.

Enquête réalisée en ligne du 24 février au 24 avril 2021 auprès de 2 864 répondants par le réseau des Agences nationale et régionales pour l’amélioration des conditions de travail (Anact-Aract).

Avec l’AFP.

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