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Trottinettes électriques : du grand n’importe quoi au mépris des règles

R.Javanbakht

Elles ont déferlé par milliers sur les grandes villes françaises, avec un argument qui fait mouche en période de restrictions sanitaires : la distanciation sociale. Problème : les comportements à risque se sont aggravés, relève le dernier baromètre AXA Prévention.

«Téléphone, alcool, stupéfiants : les trottinettistes prennent (…) tous les risques», s’inquiète AXA Prévention dans son 17ème baromètre consacré à l’attitude des Français sur les routes. L’usage de plus en plus important de ces modes de déplacement, pour fuir les transports en commun et se protéger du virus, s’est accompagné d’un véritable laisser-aller, notent ses auteurs.

Si la crise sanitaire a des conséquences particulièrement négatives sur le comportement des utilisateurs des mobilités douces comme le vélo, la trottinette électrique ou l’hoverboard, les trottinettistes sont particulièrement épinglés par cette étude, «qu’ils soient propriétaires ou adeptes du libre-service», souligne Axa Prévention.

Les personnes interrogées semblent très peu se soucier des règles réservées aux engins de déplacement personnel motorisé (EDPM). Ainsi, 40% d’entre elles disent ne pas les connaître précisément et «25% n’en ont même jamais entendu parler». Huit sur dix continuent d’ailleurs à rouler sur les trottoirs, alors que c’est désormais interdit, et près de 60% d’entre elles admettent passer à côté des piétons à vive allure.

Des utilisateurs ivres et dans les vapes

La liste des incivilités est longue : 78% des sondés affirment téléphoner en roulant, soit 23 points de plus qu’en janvier 2020, 72% avouent envoyer ou consulter des SMS en conduisant (25 points de plus qu’avant le Covid) et 65% déclarent consulter les réseaux sociaux, ce qui constitue une hausse de 19 points.

Plus inquiétant : 49% des utilisateurs de trottinettes électriques conduisent après avoir bu plus de deux verres de boisson alcoolisée, soit deux fois plus que chez les automobilistes, et 45%, après avoir consommé des stupéfiants (cannabis ou autres), contre seulement 2% des automobilistes.

Pour Éric Lemaire, le président de l’association AXA Prévention, «l’enjeu est aujourd’hui de rendre ces trajets plus sûrs, en développant et en mettant l’accent sur des messages préventifs intelligibles et facilement accessibles pour que ces nouveaux usagers puissent circuler en toute sécurité, pour eux et pour les autres». Certes…

Avec l’AFP.

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