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Trop de labels alimentaires, pas assez de transparence (associations)

Chignon tresse et passementerie

Face aux nombreux labels et appellations dans l’alimentation, Greenpeace France, WWF France et UFC-Que Choisir dénoncent de «grands écarts entre les promesses et la réalité».  

Label Rouge, AOP, Bleu-Blanc-Cœur, HVE… Les cahiers des charges de ces produits ont été épluchés, pour voir s’ils jouent bien «leur rôle de repères» pour les consommateurs, expliquent les associations de défense des consommateurs et de l’environnement dans un communiqué commun.

UFC-Que Choisir a analysé, pour sa part, huit appellations d’origine protégée (AOP) de fromages ainsi que quatre filières viande sous Label Rouge. Résultat : les productions d’entrée de gamme du Saint-Nectaire, Cantal et Munster «se révèlent très peu différentes des productions industrielles sans AOP», estime l’association. Côté viande, le porc Label Rouge ne répond qu’à «des exigences minimalistes», soutient l’association de défense des consommateurs.

Les organisations militent pour relever le niveau d’exigence. Elles visent particulièrement la Haute valeur environnementale (HVE) : surtout répandue en viticulture, cette certification créée par le ministère de l’Agriculture est associée par ses détracteurs à un label de «greenwashing» ou de verdissement de façade.

Réviser le référentiel de la HVE

«Il y a une usurpation du terme ‘haute’, c’est un leurre», affirme Alain Bizot, président de l’UFC-Que Choisir. Il faut «suspendre le soutien public à la certification HVE tant que le cahier des charges n’a pas été révisé» et «renforcer le soutien à l’agriculture biologique, qui, lui, a fait ses preuves contrairement à la HVE», soutiennent les associations, alors que les exploitations HVE pourront prétendre aux mêmes primes que l’agriculture biologique dans le cadre de la future politique agricole commune (PAC). Une révision du référentiel de la HVE a été toutefois promise par le gouvernement.

Autre cheval de bataille, les trois acteurs souhaitent faire «réviser les démarches identifiées comme ‘durables’ dans la loi Egalim», votée en 2018, pour que soient pris en compte les critères socio-économiques et environnementaux (conditions de travail, impacts sur le climat, la biodiversité…).

Cette loi impose à la restauration collective – qui fournit 3,7 milliards de repas par an aux cantines scolaires, crèches, hôpitaux, Ehpad, entreprises – de servir dès l’an prochain 50% de produits «de qualité et durables», dont au moins 20% de produits biologiques (ou en conversion). Les denrées biologiques représentaient 5,6 % des achats des cantines en valeur en 2019.

Avec l’AFP.

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