La plateforme multimarques de recommandations, qui revendique 5 000 «stylistes beauté» et 150 000 clients, vient de boucler un tour de table de 7 millions d’euros.
«Partant du constat que de plus en plus de consommateurs achètent sur la recommandation d’un proche, en quelques années Jolimoi a réussi à digitaliser et professionnaliser la vente à domicile et en réseau, en mêlant la technologie et la data au social selling», déclare Isabelle Rabier, sa présidente, dans un communiqué.
Rejointe par la suite par Jennifer Fiorentino, Mathilde Lemée et Aurelia Clot, c’est elle qui a fondé la start-up en septembre 2017, après avoir créé la marque de cosmétique Dermance, vendue par des conseillers à domicile. Depuis, Jolimoi a pris du galon. Aujourd’hui, la plateforme revendique 5 000 «stylistes beauté», plus de 150 000 clients et 60 marques partenaires.
Son fonctionnement est simple. Elle fournit des outils digitaux à des experts beauté, des autodidactes passionnés et des professionnels. Charge à eux, ensuite, de développer leur business auprès de leurs communautés d’internautes, en leur vendant des cosmétiques ou des parfums, qu’un algorithme sélectionne en fonction des besoins. Sur chaque produit, ils touchent une commission entre 20 et 30%.
Un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros
«La technologie de Jolimoi leur permet (…) de tout piloter par elles-mêmes : démo produits, live shoppings, réalité augmentée, maquillage à distance, et même les mails pour permettre le paiement en un clic à leurs clients», souligne la start-up dans son communiqué. Un tiers de ses collaborateurs sont des développeurs, ajoute-t-elle.
Annonçant un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros pour 2021, la jeune pousse veut désormais accélérer son développement. «Nous voulons nous lancer en Italie d’ici à la fin de l’année», explique Isabelle Rabier. Pour lever de nouveaux fonds (7 millions d’euros), elle s’est adressée à Seventure Partners et des investisseurs comme Pauline Duval, directrice générale du groupe éponyme, Thierry Petit, co-fondateur de ShowroomPrivé, et Nathalie Balla, co-repreneur de La Redoute.



