Mieux vaut prévenir que guérir… L’adage n’a jamais autant séduit investisseurs, start-up et géants de la tech. Dans une enquête consacrée au secteur, Les Echos décrivent un marché en pleine effervescence, porté par les objets connectés, l’intelligence artificielle et l’afflux d’investissements.
Lucis accélère avec l’IA
On y apprend que la start-up française Lucis, fondée en 2025, a annoncé une levée de fonds de 20 millions de dollars en série A, après un premier tour de table de 8 millions réalisé quatre mois plus tôt. La jeune pousse prévoit de passer à la vitesse supérieure en Europe. Elle développe aussi un «compagnon IA» destiné à ses 10 000 utilisateurs, dont 80 % sont situés en France.
La plateforme s’appuie sur des bilans biologiques réalisés dans des laboratoires européens certifiés, comprenant prises de sang, analyses d’urine et tests salivaires. Les données sont ensuite interprétées par une équipe médicale enrichie par l’intelligence artificielle, qui analyse plus de 180 biomarqueurs liés notamment à la santé cardiométabolique, hormonale ou inflammatoire.
Les grands groupes technologiques multiplient aussi les initiatives. Google a récemment annoncé la fusion de Fitbit et de ses services santé dans une plateforme unique, Google Health. Disponible depuis le 26 mai, l’application intègre un agent baptisé «Google Health Coach», proposé dans 37 pays et 32 langues.
La course aux données santé
Autre acteur du secteur, Whoop, spécialisé dans les montres connectées axées sur les données de santé, vient de lancer des services de téléconsultation aux Etats-Unis. Grâce à un partenariat avec HealthEx, les utilisateurs américains les plus sourcilleux peuvent aussi accéder à leurs antécédents médicaux directement depuis l’application, s’ils souhaitent affiner les recommandations qu’ils ont obtenues.
D’après un rapport du cabinet Global Market Insights cité par Les Echos, le segment des bilans de santé préventifs est estimé à 9,2 milliards de dollars en 2025. Il pourrait atteindre 18,2 milliards de dollars d’ici à 2035. D’autres acteurs occupent déjà le terrain avec des approches différentes, comme Zoï, Integratome, Kor ou Vipali, entre analyses biologiques, applications numériques et objets connectés.
Toujours selon le journal économique, les acteurs du secteur cherchent désormais à dépasser la simple collecte de données de santé pour proposer un accompagnement plus personnalisé, avec des recommandations et des outils d’intelligence artificielle. Les capteurs cèdent la place au coach.
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