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Santé connectée : Withings accélère sur les bio-marqueurs aux Etats-Unis

Le fabricant français d’objets connectés de santé (pèse-personne, montres, tensiomètres, enregistreurs de sommeil) vient d’obtenir auprès de plusieurs investisseurs une enveloppe de 53 millions d’euros pour se développer, notamment outre-Atlantique.

Après cette levée de fonds, Withings prévoit d’accélérer sa recherche de nouveaux «bio-marqueurs», qui permettent de suivre l’état de santé d’une personne, afin de créer une nouvelle génération de dispositifs connectés. L’entreprise, qui emploie 230 salariés, veut embaucher une centaine de personnes en France, mais aussi aux Etats-Unis, pour muscler son équipe commerciale et marketing, indique un communiqué.

«Nous voulons être celui qui va fournir de la donnée pour permettre aux soignants et aux accompagnants de mieux aider le patient quand il est dans sa vie quotidienne», a expliqué à l’AFP le PDG Eric Carreel. «La médecine de demain, c’est une médecine d’accompagnement, que l’on soit malade ou non», a-t-il ajouté.

Withings se dote d’un Comité consultatif médical composé d’acteurs du monde de la santé (médecine et pharmacologie) qui aidera l’entreprise à «répondre au mieux aux besoins des professionnels», selon un communiqué de Bpifrance, l’un des investisseurs. Eric Carreel souhaite reproduire avec Withings le modèle d’industriels comme Tesla, dont les voitures produisent en permanence des données permettant en retour de faire évoluer en permanence les produits.

Des produits commercialisés dans 30 pays

«Il y a un cercle vertueux qui se crée» pour les fabricants d’objets connectés, explique-t-il : «Plus j’ai d’utilisateurs, plus j’ai de données, plus je peux améliorer mon produit.» Les balances connectées de Withings, dont le premier modèle a été lancé en 2009, sont aujourd’hui capables de déterminer la rigidité artérielle, tandis que ses capteurs de matelas peuvent mesurer l’apnée du sommeil.

Co-fondateur de Withings, Eric Carreel était devenu le seul propriétaire de l’entreprise en 2018, après avoir également fondé Sculpteo (centre d’impression 3D racheté par BASF en 2019), Invoxia (trackers GPS), et Zoov (vélos électriques partagés). Il dit rester majoritaire après la levée de fonds, qui fait notamment entrer à son capital le fonds néerlandais spécialiste de la santé Gilde Healthcare, Idinvest Partners et Bpifrance.

Eric Carreel ne veut fournir aucune indication sur la valorisation de son entreprise, ni sur son chiffre d’affaires ou son degré de rentabilité. Il se contente d’indiquer que toutes ses familles de produits, commercialisées dans 30 pays, se vendent «très bien», et que les ventes de Withings ont «augmenté de 50% pendant les quatre mois» de la crise du coronavirus.

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