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Sans surprise, le bien-être des Français régresse en 2020

MONTAGNE REMONTÉE MÉCANIQUE À L'ARRÊT

Les Français ont le moral dans les chaussettes en cette fin d’année, notamment les femmes, relève l’enquête annuelle sur la confiance et le bien-être des Français du groupe MGEN, réalisée par OpinionWay et l’institut Solidaris.

Un constat sans surprise : l’indice global de bien-être, qui s’établit sur une échelle de 0 à 100, est passé à 55,5 en 2020, soit une baisse de – 2 par rapport à 2019 (57,5), relève le groupe MGEN (Mutuelle générale de l’Education nationale), qui vient de publier sa cinquième enquête annuelle sur le bien-être des Français.

Mais cette tendance générale masque un recul plus prononcé : le moral des femmes (-53,3, contre -58 pour les hommes) a atteint un point bas jamais atteint depuis le lancement de cette étude. «L’image de soi marque aussi un fort recul chez les femmes, avec un indice de 46,7 (-18,9% depuis 2017), contre un indice de 50,7 pour les hommes (-13,8% depuis 2017)», ajoute l’enquête, qui souligne que la qualité du relationnel est le seul indicateur égal pour les deux sexes.

L’indice de bien-être et de confiance varie également selon les âges. Les 40-59 ans affichent le niveau le plus bas 55 (-8,3% depuis 2017), tandis que les moins de 40 ans ont indice global légèrement supérieur (55,4, soit -6,3% depuis 2017). Les plus de 60 ans (56,3) possèdent l’indice le plus élevé, même s’il enregistre, lui aussi, une baisse : 9,6% depuis 2017.

Cinq indices sur six en recul

«On est tombé très bas, si on compare avec 2017. Sur six dimensions envisagées dans les indices synthétiques, cinq rendent compte d’une chute, mais un indice est positif : le rapport à la société», commente le sociologue Michel Wieviorka, directeur d’études à l’Ecole des Hautes études en sciences sociales.

Il relève aussi que les femmes «souffrent plus que les hommes», avec des «différences considérables» dans les indices. «Les femmes expriment une perception plus vive des injustices, problèmes, inégalités que les hommes. Elles se disent plus inquiètes, pour elles, pour leurs enfants, pour leurs proches, elles trouvent plus que les hommes que tout se détériore pour elles», observe le chercheur.

Étude réalisée en septembre 2020 auprès de 1 008 personnes interrogées par téléphone et via Internet.

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