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Réservation en ligne : Planity lève 30 millions d’euros et lorgne l’Allemagne

Planity leve 30 millions d'euros

Moins d’un an après la fusion de Flexy et LeCiseau, qui a donné naissance à «Kiute», la start-up Planity accélère son développement : elle lève 30 millions d’euros et annonce l’ouverture d’un bureau en Allemagne.

Si la réservation en ligne dans la beauté n’a jamais été aussi florissante en France, la bataille devient de plus en plus rude entre les principaux acteurs. Et la crise sanitaire n’a rien changé : «Non seulement les salons et les instituts ont pu mesurer l’impact des services que nous offrons, mais ils ont eu du temps, lors de la première fermeture, de se renseigner et tester. Ils se sont alors tournés massivement vers les solutions digitales», déclarait en mars, à Profession bien-être, Jérémy Queroy, l’un des associés fondateurs de Planity.

Chaque part de marché est âprement disputée. En 2020, les deux jeunes pousses, Flexy et LeCiseau, ont senti le danger. Les deux acteurs de la réservation en ligne dans la coiffure et l’esthétique ont décidé de mettre leurs compétences en commun au sein d’une nouvelle entité baptisée Kiute.

«Avec 10 000 salons partenaires (5 500 esthétique/4 500 coiffure), 250 000 réservations en ligne par mois et un volume d’affaires additionnel généré pour le marché par an de 120 millions d’euros, Kiute est d’ores et déjà le leader français sur le secteur de la beauté», affirmaient alors les deux sociétés dans un communiqué commun. Voire. La plateforme de réservation en ligne Planity revendique, à elle seule, «75% de part de marché en France», avec plus de 15 000 établissements de beauté.

Ce qui est sûr, c’est que la course à l’acquisition de nouveaux clients est devenue une priorité pour les principaux acteurs du marché. L’été dernier, Planity avait déjà signé une levée de fonds de 10 millions d’euros. Cette fois, la jeune pousse passe à la vitesse supérieure en bouclant un tour de table trois fois plus élevée auprès de Gaia Capital Partners et de ses investisseurs historiques, Crédit Mutuel Innovation, BPI Digital Venture, Alven et Eiffel Investment Group.

Plus de 200 recrutements sont prévus

Car la transition du marché vers le numérique est encore loin d’être terminée. «Notre premier objectif est de continuer à développer le marché français où seulement 13% des établissements de beauté disposent d’une solution de réservation en ligne. Nous prévoyons que ce marché sera équipé à plus de 60% d’ici 5 ans, il nous reste donc encore beaucoup d’établissements à accompagner dans leur digitalisation», estime Antoine Puymirat, président et co-fondateur de Planity, cité dans un communiqué.

Pour cela, la start-up pense posséder plusieurs atouts, notamment l’absence de commission et la volonté de ne pas faire de «deals» ou de «rabais importants» pour pousser les clients à réserver. Un modèle économique qui devrait lui permettre de s’attaquer au marché européen, notamment outre-Rhin. Cet objectif a été rendu possible grâce à cette nouvelle levée de fonds.

«Cette augmentation de capital va également permettre à Planity de passer à une nouvelle étape de son développement avec l’ouverture d’un premier bureau hors de nos frontières, en Allemagne», indique Antoine Puymirat. Un vaste marché qui comporterait plus de 250 000 établissements de beauté et de bien-être… En attendant les prochaines grandes manœuvres, la start-up se prépare : plus de 200 recrutements sont prévus dans les prochains mois, ce qui doublerait son effectif actuel.

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