Beauté

Bien-être

Business

Près de la moitié des Français estiment que leur pouvoir d’achat a baissé

BAISSE DU POUVOIR D'ACHAT DES FRANCAIS

Près d’un ménage sur deux (48%) déclare que son pouvoir d’achat a baissé au cours des douze derniers mois, selon l’Observatoire Cetelem. Face à l’inflation, les Français envisagent des arbitrages budgétaires.

Il y a quelques jours, l’Insee annonçait que l’indicateur de confiance des ménages avait décroché en mars, perdant 6 points au cours de ce mois. La part des ménages qui anticipent une hausse des prix dans les douze prochains mois a également atteint «son plus haut niveau jamais enregistré depuis le début de la série en 1972»,, ajoutaient les statisticiens.

L’Observatoire Cetelem confirme les craintes des Français pour leur pouvoir d’achat (82% des personnes interrogées). «Une inquiétude à lier au fait qu’ils ont souvent ressenti une diminution de leur pouvoir d’achat au cours de l’année écoulée : cela concerne en effet près de la moitié d’entre eux (48%)», indique-t-il.

Sans surprise, le sentiment actuel est attribué surtout à la hausse des prix de l’énergie (88%) et à celle des produits du quotidien (également 88%). Pour autant, la majorité des personnes interrogées «laissent transparaître une relative satisfaction», relève l’Observatoire Cetelem. Ainsi, 60% d’entre elles déclarent que leurs revenus leur permettent de vivre «comme ils le souhaitent».

Les dépenses contraintes jugées trop importantes

Avec, bien sûr, des disparités selon les catégories sociales. «Le sentiment de pouvoir vivre comme on le souhaite grâce à ses revenus est en effet bien plus marqué chez les foyers les plus aisés (89%), que chez les plus modestes (38%)», ajoute l’étude. Des écarts notamment dus au poids des dépenses contraintes dans les budgets.

En moyenne, celles-ci représentent 72% du budget des Français, les 28% restants étant utilisés à des fins de loisir. Ces dernières varient également selon les CSP : 32% pour les plus aisés, contre 26% pour les classes moyennes et 27% pour les plus modestes. De façon générale, 84% des personnes interrogées trouvent la part des dépenses contraintes trop importante, dont 45% «beaucoup trop importante».

Dans ce contexte, «les Français indiquent que leur quotidien s’inscrit aujourd’hui dans des stratégies d’économies et de réductions des dépenses», poursuit l’étude. Si 70% d’entre eux cherchent à réduire leurs dépenses énergétiques, d’autres pistes sont également mises en avant, comme la revente d’objets, la réduction des déplacements, la cuisine à la maison, le recours aux grandes surfaces discount, la résiliation de certains abonnements ou le renoncement à acheter des produits bio ou éthiques.

Enquête réalisée par Harris Interactive en ligne du 4 au 7 mars 2022, auprès d’un échantillon de 1 014 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Facebook
LinkedIn
WhatsApp
Email
Dans la même catégorie

Nous utilisons des cookies