Face à des consommateurs surinformés, la confiance ne se décrète pas : elle se gagne. Dans la nutrition-santé, où l’offre se multiplie et les promesses se bousculent, seuls les acteurs capables de bâtir une relation solide avec leurs clients pourront durer, estiment Les Échos Études, qui identifient quatre leviers pour y parvenir.
Transparence : la base de la confiance
Les consommateurs ne se contentent plus d’un discours marketing. Ils veulent connaître la composition exacte des produits, l’origine des ingrédients et les bénéfices santé attendus. Fournir ces informations de manière claire et précise est devenu un préalable incontournable. Comme le rappelle l’étude, cette communication doit être fiable et sans zones d’ombre pour séduire un public qui exige des preuves et refuse le flou.
Preuves scientifiques : être crédible
Dans un secteur où l’allégation santé est un argument clé, la validation scientifique est un passage obligé. L’étude souligne que l’efficacité réelle des produits doit être démontrée par des données solides : «certaines études relayées dans les médias ou certaines publications ont des répercussions importantes sur les ventes de produits alimentaires». Les marques qui s’appuient sur des références reconnues renforcent ainsi leur crédibilité.
Pédagogie nutritionnelle : accompagner
Un consommateur mieux informé est aussi plus fidèle. Mettre à disposition des outils pour décrypter la composition des produits – comme le Nutri-Score et sa nouvelle méthode de calcul – contribue à renforcer la confiance. L’étude insiste sur le rôle pédagogique des marques : elles ont à la fois un devoir d’information et un intérêt stratégique à vulgariser les notions clés de la nutrition, afin que les bénéfices de leurs produits soient bien compris (et reconnus).
Naturalité : une exigence croissante
Enfin, la demande de naturalité s’impose. Les produits moins transformés, composés d’ingrédients naturels et de listes courtes, sans éléments controversés, correspondent à une tendance de fond déjà bien ancrée. Cette exigence rejoint les attentes «clean» et «safe» observées par Les Échos Études : la naturalité n’est plus un argument différenciant, mais un standard attendu.
Ces quatre leviers ne s’exercent pas dans le vide, ils s’inscrivent dans un contexte porteur : vieillissement de la population, urbanisation, progression des maladies chroniques, impact reconnu de l’alimentation sur la santé… Les consommateurs, mieux informés via les réseaux sociaux et les succès éditoriaux sur l’alimentation, adoptent une posture active : prévenir plutôt que guérir, quitte à payer plus pour des produits perçus comme bénéfiques.
Les start-up en première ligne
Les jeunes pousses jouent un rôle clé dans la diversification de l’offre. Deux catégories dominent : celles positionnées sur la nutrition sportive, la minceur et le bien-être, et celles misant sur les superaliments (algues, probiotiques, konjac…). D’autres niches émergent, plus restreintes mais dynamiques : produits «sans» (gluten, allergènes), aliments à indice glycémique bas, formules ciblées pour les femmes, les seniors ou les enfants.
« Nutrition-santé : les futurs relais de croissance du marché », Les Echos Études, juillet 2025.
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