Marché de la santé au naturel : la course à la taille pourrait s’accélérer

LE MARCHÉ DE LA SANTÉ NATURELLE

Phytothérapie, aromathérapie, oligothérapie… Le marché des produits de santé naturels, davantage demandés depuis la crise sanitaire, devient de plus en plus attractif pour les fonds d’investissement, selon une étude Xerfi Precepta.

Globalement, ce marché pèse désormais plus d’un milliard d’euros, indique le cabinet d’études, qui relève que, «dans un contexte de défiance envers les médicaments classiques», «l’intérêt croissant des consommateurs pour les médecines douces» et «une plus grande reconnaissance de leurs bienfaits» ont stimulé les ventes de ces produits, qui ont également bénéficié, ces dernières années, d’une vague d’innovations, techniques et marketing.

Mais cette croissance n’a pas profité à tous les segments de la même manière. La phytothérapie, le plus important, représente, en 2021, la moitié du marché (550 millions d’euros), principalement dans le circuit officinal. Vient ensuite l’aromathérapie (environ 200 millions en pharmacie et parapharmacie), puis, loin derrière, l’homéopathie, dont les ventes «ont dévissé, en phase avec leur déremboursement en 2021».

D’ici 2024, les principales locomotives du marché, la phytothérapie et l’aromathérapie, devraient voir leurs ventes croître chaque année, respectivement, de 5%, pour atteindre 650 millions d’euros, et de 4% (215 millions d’euros) dans le circuit officinal, prévoient Xerfi Precepta. Mais cette rapide progression va aussi s’accompagner d’une plus grande concurrence entre les acteurs, notamment dans la phytothérapie.

De faibles barrières à l’entrée

«Malgré le rayonnement d’Arkopharma, Boiron et Sanofi, aucun opérateur n’affiche de position suffisamment hégémonique pour dissuader de nouveaux entrants. Sans oublier que les barrières à l’entrée sont faibles, la production pouvant être sous-traitée à des façonniers», analyse le cabinet d’études.

Mais face à un marché très atomisé, comptant «une multitude de fabricants mono-produit de petite taille largement entre les mains d’une famille», l’arrivée des fonds d’investissement au capital de plusieurs acteurs, comme 3i et Cathay Capital dans Havea ou Ardian dans Inula, n’est pas à exclure et «pourrait bien marquer un tournant», anticipe Xerfi Precepta.

«Ces investisseurs devraient de fait encourager le build-up sectoriel», estiment les experts, qui tablent sur une montée en puissance des stratégies généralistes, comme l’intégration de produits connexes comme les probiotiques ou les super-aliments, ou la couverture de tout l’univers du bio, de l’alimentaire à la beauté.

«La démocratisation du marché de la santé au naturel – Phytothérapie, aromathérapie, oligothérapie et homéopathie : perspectives de croissance et jeu concurrentiel à l’horizon 2024 » – Xerfi Precepta.

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