Après l’électricité, le gaz et l’essence, c’est au tour de l’eau de voir ses tarifs exploser en ce début d’année, les régies municipales étant contraintes de s’adapter à l’inflation, selon Le Parisien.
«De nombreuses collectivités ou syndicats des eaux ont voté des hausses (parfois à deux chiffres) des tarifs à partir du 1er janvier», rapporte Le Parisien, qui donne quelques exemples : +6,2% pour l’agglomération du Cotentin (Manche), +11% à Thouars (Deux-Sèvres), +9,5% à Roubaix (Nord), environ +10 % à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)…
En cause, les machines et les pompes nécessaires au traitement de l’eau, très énergivores, qui «ont fait exploser les factures d’électricité». D’autres raisons sont aussi évoquées par les collectivités locales, comme la hausse du point d’indice des agents ou encore les produits nécessaires au traitement de l’eau (chlore, charbon actif…), «dont les prix ont grimpé de 10%, 20% voire 30%».
Pas de bouclier tarifaire
Une cascade d’augmentations que les élus répercutent sur la note des usagers. A Charleville-Mézières, dans les Ardennes, le maire Boris Ravignon indique au Parisien que sa facture d’électricité va être multipliée par quatre en 2023. En contrepartie, la hausse des prix de l’eau devrait être de 13%, afin d’équilibrer les comptes.
«Pour l’instant, nous ne sommes pas pris en charge par le bouclier tarifaire, car nous fonctionnons en régie et non comme une entreprise. Mais nous attendons plus de visibilité sur ce plafonnement, qui passerait par décret. Pour ne pas prendre de risque, nous augmentons les prix au 1er janvier, quitte à faire une révision à la baisse en cours d’année», se justifie, de son côté, Christophe Vial, vice-président PS de la métropole de Clermont-Ferrand en charge du cycle de l’eau.



