Si une majorité d’employeurs sont d’accord sur les effets positifs du sport sur la santé, bien peu envisagent de mettre en place des aménagements dédiés dans leur entreprise, indique une enquête.
Le sport, c’est bon pour la santé… Tout le monde est d’accord, ou presque : 92% des dirigeants considèrent que c’est «une bonne chose» ou «une très bonne chose» que l’entreprise «s’implique pour favoriser la pratique d’une activité physique ou sportive», selon cette étude publiée par le Medef et l’institut Toluna-Harris Interactive.
Mais le problème reste de savoir qui devrait en être le prescripteur. Et là, il y a beaucoup moins de candidats. Car pour 60% des 400 dirigeants privées sondées (de 10 salariés et plus), «ce n’est pas le rôle des entreprises d’inciter» les salariés au sport. Finalement, seuls 11% d’entre eux envisagent de mettre en place des aménagements dédiés, tandis que 76% ne prévoient pas de le faire à l’avenir.
Parmi les salariés, dont 3 000 ont été interrogés pour l’enquête, un quart déclare avoir connaissance de la mise en place d’installations incitant à la pratique du sport au sein de leur entreprise, une proportion qui grimpe à 37% chez les cadres mais n’est que de 17% chez les ouvriers.
Les professionnels de santé plus légitimes
Ce n’est pourtant pas l’envie qui leur manque. Parmi les arguments en faveur du sport en entreprise, le maintien en forme et la santé sont cités par 87% des salariés, tandis que 83% disent qu’une activité physique leur permet ou permettrait de décompresser et de «penser à autre chose» durant leur journée de travail.
Alors, qui peut le décider ? À une écrasante majorité, les dirigeants d’entreprise estiment que les prescripteurs d’activité physique qui ont la plus grande légitimité sont les professionnels de santé (95%), ainsi que l’école et les associations sportives (94%), souligne l’enquête.
Mais il y a aussi des freins du côté du personnel. Par exemple, parmi les raisons qui rendent dissuasif le sport en entreprise pour les salariés, il y a le fait de côtoyer des personnes qu’ils n’ont pas envie de voir en dehors du travail (69%) ou encore le fait de réduire le temps de pause et de repos dont ils disposent dans leur journée (66%)… Bref, un nouveau casse-tête pour les employeurs.
Avec l’AFP.



