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Le secteur du commerce touché par la vague de démissions post-crise sanitaire

Les démissions augmentent dans le commerce

Le taux de démission des salariés en CDI a augmenté sur un an, touchant principalement l’hôtellerie-restauration et l’ensemble des acteurs du commerce, selon la Dares, le service statistiques du ministère du Travail.

Près de 13% des personnes en CDI dans le secteur du commerce ont remis leur démission en 2022, contre 10,3% trois ans plus tôt. Par comparaison, la moyenne nationale pour l’ensemble des secteurs d’activité s’élève à 11,4 % l’an dernier, également en hausse par rapport à la période d’avant crise sanitaire (9,6 % en 2019).

L’hôtellerie-restauration est particulièrement touchée par ce phénomène, avec 31,2% des CDI ayant pris fin suite à une démission en 2022, contre 27,7% en 2019. Ce secteur, déjà en tension, incite les organisations patronales à solliciter le gouvernement pour faciliter le recrutement de travailleurs étrangers.

La Dares explique que «fin 2022, les démissions de CDI atteignent dans tous les secteurs des niveaux nettement supérieurs à ceux observés avant-crise». Toutefois, ces chiffres restent «sans commune mesure avec la Grande démission observée outre-Atlantique», où 4,5 millions de personnes ont quitté leur emploi durant le seul mois de mars 2022. La France n’est donc pas le seul pays concerné par cette pénurie de main d’oeuvre.

Un léger reflux depuis fin 2022

En fait, cette tendance globale cache différentes évolutions entre fin 2019 et fin 2022, souligne la Dares. Durant la crise sanitaire en 2020, le nombre de démissions de CDI a fortement reculé (-37 % au deuxième trimestre 2020 par rapport aux trois derniers mois de 2019), les salariés ne pouvant pas changer de poste facilement.

Ce n’est qu’à partir du deuxième trimestre 2021 que les démissions de CDI ont retrouvé un niveau proche de celui d’avant-crise sanitaire, avant d’atteindre un pic au deuxième trimestre 2022. En fin d’année dernière, les démissions de CDI étaient en baisse par rapport aux premiers mois de 2022, mais demeuraient à un niveau bien supérieur à celui observé avant la crise du Covid.

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