L’épidémie de Covid-19 a provoqué une explosion de la demande en produits sanitaires, selon une étude du cabinet Astérès. Les ventes au printemps 2020 ont bondi de +155% par rapport au début de l’année avec, en tête, le gel hydro-alcoolique.
Si les produits directement utiles contre le virus – gels, solutions hydro-alcooliques et produits désinfectants – ont été les plus demandés, d’autres catégories, comme les savons, les produits désodorisants ou les lingettes nettoyantes, ont aussi connu une forte hausse, estimée entre 50% et 200%, selon cette étude réalisée pour le compte de l’Association française des industries de la détergence (Afise).
En réponse, l’offre des fabricants a grimpé rapidement, de +134% au printemps. «C’est un virage sans précédent dans une industrie atone depuis dix ans. Nos entreprises et leurs salariés ont dû s’adapter rapidement, mais la hausse de la production n’a pas suffi», a rappelé aux Echos Sébastien Bossard, son président.
Dans le cas du produit «vedette», le gel hydro-alcoolique, «l’augmentation de la production a été facilitée par l’arrivée de nouveaux acteurs, la mise en place par les autorités d’un système dérogatoire pour la mise sur le marché des produits et le soutien des fabricants traditionnels aux nouveaux producteurs», souligne l’étude, faisant référence à la participation de la filière cosmétique.
Mieux informer les utilisateurs
Pour augmenter les capacités de production du secteur, les professionnels plaident pour «une refonte des schémas d’approvisionnement dans les usines et des investissements. L’Afise lancera par ailleurs cet automne une application mobile, baptisée «mon expert propreté», pour sensibiliser le grand public sur l’utilisation raisonnée des produits ménagers.
Mieux conseiller les utilisateurs fait ainsi partie de ses nouvelles priorités. Par exemple, «le vinaigre blanc ne tue pas les bactéries, ce n’est pas un désinfectant, les usagers doivent être mieux informés», souligne son président, cité par Les Echos. A lui seul, le secteur pèserait 4,8 milliards d’euros, avec plus de 5 000 salariés.



