Le marché de la santé au naturel enregistre de fortes progressions à l’officine, soutenues par le dynamisme de l’automédication, de l’aromathérapie et des compléments alimentaires à base de plantes, indiquent les Echos Etudes.
Certains segments du marché ont su tirer leur épingle du jeu avec la crise sanitaire. C’est le cas, notamment, des produits pour renforcer l’immunité ou ceux dédiés à lutter contre le stress et le sommeil, mais sur un positionnement naturel, relève le pôle d’expertise sectorielle des Echos dans son dernier numéro des « Insights ».
La demande s’oriente désormais vers la prévention, la naturalité et le bio, «dans un contexte de sensibilité prix renforcée», poursuivent les experts. Ainsi, les ventes d’huiles essentielles à l’officine, un circuit qui représente 80% du chiffre d’affaires du marché, se sont élevées à 215 millions d’euros sur 12 mois, à fin mars 2021. Avec, en tête, trois grands acteurs : Puressentiel (27%), Pranarom (22%) et Phytosun’Arom (18%).
Un autre segment, celui du sommeil, a connu un brusque succès au cours des derniers mois, avec un bond de 18% en valeur en 2021, à 31 millions d’euros, contre + 13% en 2020. De nouveaux besoins sont apparus, les consommateurs recherchant davantage de produits de phytothérapie (plus de la moitié des ventes).
Les consommateurs plébiscitent les « gummies »
Les Echos Etudes notent aussi une plus grande «recherche de simplicité», d’où le succès des gummies. «La forme bonbons, gomme à mâcher, qui se cache derrière les gummies est un moyen de faciliter et de dédramatiser la prise du produit de santé», explique David Syr, directeur général adjoint de Gers SAS, cité dans ce document. En 2021, les ventes de compléments alimentaires sous forme de gummies ont ainsi grimpé de 131%.
Pour Les Echos Etudes, ces tendances devraient donc s’amplifier dans les années à venir «avec l’essor de produits aux promesses plus affirmées en matière de naturalité et d’éco-responsabilité et de nouvelles galéniques qui dédramatisent la prise de produits de santé familiale». Dans ce mouvement de fond, la parapharmacie, en particulier, tire son épingle du jeu, enregistrant une explosion de ses ventes en ligne. L’an dernier, ce circuit affichait un chiffre d’affaires de 6,1 milliards d’euros, dont 6% sont générés par des ventes en ligne.



