Beauté

Bien-être

Business

Influenceurs et déontologie : l’ARPP veut faire de la pédagogie

Emilie Nanneix est chargée de mission à LA CANIB-sp pour le développement durable

C’est un petit milieu où le business peut être très lucratif, notamment dans la beauté, mais pas toujours transparent sur les contrats signés avec les marques : l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) lance une certification.

Plus d’un quart (26,6%) des créateurs de contenus sur les réseaux sociaux ne permettent pas d’identifier clairement leurs publications sponsorisées par des marques, révèle l’ARPP dans la seconde édition de son Observatoire de l’influence responsable, qui a passé en revue quelque 30 000 contenus et 7 000 influenceurs.

Et si «73,4% des publications présentent au moins un début d’identification», près du tiers (32,2%) sont «améliorables en termes de clarté ou d’instantanéité», précise dans un communiqué cet organisme d’auto-régulation financé et administré par les acteurs du secteur publicitaire. «Le défaut de transparence est davantage le fait des influenceurs à faible audience» et «plus les influenceurs se professionnalisent, plus la déontologie est respectée», explique l’ARPP. Des manquements ont toutefois été identifiés chez 12,6% des créateurs à plus d’un million d’abonnés, selon l’étude.

Certains créateurs «n’ont pas conscience de faire de la publicité» ou méconnaissent la règle, tandis que d’autres «peuvent craindre que leur audience se détourne d’eux», a expliqué à l’AFP Mohamed Mansouri, directeur délégué de l’organisme. Ils risquent pourtant jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et jusqu’à 300 000 euros d’amende pour pratique commerciale trompeuse.

Un « certificat de l’influence responsable »

Les règles fixées par l’organisme sont simples. Depuis 2007, l’ARPP considère que, «dès lors qu’un créateur s’engage à publier un contenu de marque en échange d’une contrepartie, on rentre dans la collaboration commerciale», selon Mohamed Mansouri. Cas extrêmes : dans certains cas, les publicités présentées sont illégales, car elles concernent des produits ou services dont la promotion est interdite en France (cigarette électronique, casinos, chirurgie esthétique), «avec des audiences souvent très jeunes».

Pour renforcer la transparence du marché, l’ARPP a donc opté pour la pédagogie. Il a lancé lundi le «certificat de l’influence responsable», sorte de guide pédagogique à destination des influenceurs pour leur apprendre les règles légales et déontologiques lors de leurs interactions avec les marques, associé à des exemples.

«Une certification qui leur permettra de mieux maîtriser le cadre légal et éthique et ainsi se différencier auprès de leurs audiences, des marques et renforcer la protection des consommateurs», souligne-t-il dans son communiqué. D’après l’AFP, le régulateur souhaite aussi que l’identification des partenariats soit explicite via des mots-clés clairs (#partenariat, #sponsoring) ou une indication visuelle ou audio au début des contenus, et pas seulement dans la description textuelle des vidéos.

Pour passer le certificat d’influenceur responsable, ICI

 

Partager sur Facebook
Partager sur Linkedin

Dans la même catégorie d' Articles

Nous utilisons des cookies

Welcome Back!

Login to your account below

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.