Le désir d’être son propre patron a joué pour 55% des personnes interrogées, le goût du challenge, pour 51% et l’envie de créer «une activité qui a du sens», pour 33% des personnes interrogées. La perspective de gagner plus d’argent n’est citée que par 9% des répondants.
Pour les entrepreneurs accompagnés, la transition écologique et sociétale influence de plus en plus leurs décisions : 67% des sondés admettent avoir «souvent» (51%) ou «parfois» (16%) opté pour des alternatives moins rentables pour leur entreprise, mais conformes à leurs convictions.
L’entrepreneuriat rend heureux mais rémunère mal
L’étude souligne que les femmes sont «aux avant-postes» sur ces enjeux, avec 39% mentionnant «le sens» comme une motivation clé pour se lancer dans l’entrepreneuriat (comparé à 28% des hommes), 73% prenant en compte l’impact écologique et sociétal de leur projet (contre 52% des hommes), et 69% estimant l’impact de leur entreprise au moins aussi important que les aspects économiques (contre 63% des hommes).
Autre point abordé : l’entrepreneuriat et le bien-être semblent plutôt bien aller ensemble. Il rend heureuses 91% des personnes interrogées, tandis que 67% indiquent avoir «un bon équilibre de vie». Le point faible, c’est la rémunération : seulement 37% (et 32% des femmes) jugent leur niveau de rémunération satisfaisant, voire très satisfaisant (2%) contre 61% qui sont insatisfaits. Pour autant, 81% des entrepreneurs disent que, si c’était à refaire, ils se relanceraient dans cette nouvelle vie (seuls 5% ne le feraient pas).
L’enquête a été conduite auprès de 2 069 entrepreneurs soutenus par Initiative France entre le 23 novembre et le 20 décembre 2023.
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