Esthétique et coiffure : net recul des défaillances d’entreprises

Les défaillances coiffure et esthétique en régression

Entre juillet et septembre, le cabinet Altares enregistre une nouvelle baisse des procédures collectives ouvertes (sauvegarde, liquidation judiciaire et redressement judiciaire) pour les salons de coiffure et les instituts de beauté.

Au troisième trimestre, 92 défaillances ont été répertoriées dans la coiffure (9602A), contre 130 à la même période en 2020 (-29,2%). Dans les soins de beauté (9602B), la baisse se poursuit : 45 procédures enregistrées entre juillet et septembre, contre 57 l’an dernier, ce qui représente un recul de 21,1%.

Enfin, les établissements enregistrés dans l’activité «entretien corporel» (9604Z), moins nombreux que dans les deux catégories précédentes, 13 cas ont été dénombrés cet été (contre 22 en 2020), soit une décrue de 40,9%. Au total, si l’on agrège l’ensemble de ces chiffres, on arrive à un total de 150 défaillances pour ces trois activités (- 28,2% pour le seul troisième trimestre).

Des chiffres en amélioration un peu partout

Le reflux est général, selon Altares, qui relève que les défaillances d’entreprises sont reparties à la baisse au troisième trimestre par rapport à l’année dernière. Avec 5 311 procédures collectives ouvertes, tous secteurs confondus, leur nombre est en recul de 20,8% par rapport au troisième trimestre 2020, et encore très en deçà du niveau observé avant la crise.

L’étude pointe toutefois des «signaux de fragilisation» pour les PME de 10 à 19 salariés dans certains secteurs. «La moitié des PME concernées a plus de 10 ans et un tiers se concentre dans le bâtiment (gros œuvre et second œuvre)», qui souffre particulièrement de la pénurie des matières premières et de la hausse des prix de ces matières, souligne un communiqué. Les six prochains mois, et en particulier la fin d’année 2021, seront cruciaux, a estimé auprès de l’AFP Thierry Million, directeur des études d’Altares.

 

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